A Charlotte, la police sous pression pour diffuser les images du drame

25 Septembre, 2016, 02:54 | Auteur: Lynn Cook
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Kerr Putney, chef de la police de Charlotte, a indiqué en conférence de presse qu'un suspect avait été arrêté le 23 septembre au matin après qu'un manifestant, touché par balle le 21 septembre au cours d'une violente nuit de protestations, est décédé de la suite de ses blessures. "Il ne va rien vous faire, il vient de prendre ses médicaments!", avance Rakeyia Scott. Il a un problème cérébral.

Ces deux dernières années aux États-Unis, des policiers ont tué des Noirs parfois non armés dans différentes villes du pays, ou traité des Afro-Américains avec une brutalité gratuite qui a choqué la population.

Cette diffusion intervient au lendemain de celle de la vidéo filmée et rendue publique par la femme de Keith Scott. Rakeyia Scott, pour sa part, n'a pas cessé de filmer tandis que son mari est étendu sur la chaussée, entouré par quatre policiers. La police affirme que l'homme âgé de 43 ans constituait une menace pour les policiers et portait une arme. Toutefois, sur l'enregistrement vidéo, il est "impossible de distinguer" ce que Keith Scott tenait à la main, a reconnu sa famille dans un communiqué. "Il n'a rien fait!", implore l'épouse, qui se trouve à une dizaine de mètres de la scène.

"Keith, ne les laisse pas casser la vitre, sors de la voiture!", crie ensuite la femme à son mari. Keith, ne fais pas ça!

Plusieurs détonations retentissent alors et l'épouse se met à pousser des cris alarmés: "Vous lui avez tiré dessus? Cela décuplerait la méfiance", entre manifestants et autorités, a-t-il ajouté. "Voici les policiers qui ont tiré sur mon mari et il y a intérêt à ce qu'il vive, car il ne leur avait rien fait", déclare-t-elle complétement paniquée.

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Les rues de Libreville étaient désertes depuis vendredi soir , de nombreux habitants redoutant de nouvelles violences si la cour validait la réélection du président sortant.


Des centaines de personnes ont défié le couvre-feu entré en vigueur à minuit dans la ville américaine de Charlotte et sont à nouveau descendues dans les rues, pour la troisième nuit consécutive, pour dénoncer l'homicide d'un Noir par un policier.

Enfin, la situation à Charlotte devient désormais un enjeu de la campagne pour l'élection présidentielle qui se tiendra le 8 novembre, en relançant le débat national sur les abus des forces de l'ordre à l'encontre des Noirs américains.

Au contraire de Charlotte, les autorités de Tulsa ont rapidement rendu publiques les vidéos du drame, permettant une avancée rapide de l'enquête. Elle a été libérée vendredi contre une caution de 50.000 dollars.

Les gens qui voient ce qui se passe à Charlotte et qui visiteront ce musée comprendront mieux les revendications des Noirs, ce qui leur permettra de prendre su recul et "de dire: +je comprends, je compatis+". Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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