La réélection d'Ali Bongo Odimba validée par la Cour constitutionnelle — Gabon

24 Septembre, 2016, 13:55 | Auteur: Lynn Cook
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"J'appelle tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux à l'élection du 27 août, à un dialogue politique ", a-t-il déclaré dans une allocution retransmise à la télévision.

A l'issue de ce travail de fourni terminé jeudi en fin de matinée, place a été faite dans la soirée et ce pendant une heure et demie à une audience publique durant laquelle le juge rapporteur de la cour a présenté son rapport, suivi de l'observation des avocats de Ali Bongo et de Jean Ping.

Ali Bongo Ondimba peut enfin souffler.

Les accès au centre-ville étaient jalonnés de barrages de police, de gendarmerie et de l'armée, alors que les accès au palais présidentiel, sur le front de mer, étaient bloqués par la Garde républicaine (GR).

Les avocats d'Ali Bongo ont jugé irrecevable la demande principale de Jean Ping - recompter les voix bureau par bureau dans la province du Haut-Ogooué - estimant que cette procédure n'est pas prévue par la loi électorale.

Rangée derrière Jean Ping, ex-enfant chéri du régime de feu le président Omar Bongo, une partie des électeurs veut mettre un terme au règne de la même famille au pouvoir depuis 1967.

Le 31 août, la proclamation de la réélection du président sortant avait provoqué des manifestations, des émeutes, des morts, des pillages, des assauts policiers et des arrestations par centaines dans un pays habitué à la paix civile. Le Gabon a fait appel à la Cour Pénale Internationale afin de juger les crimes commis par les partisans de Jean Ping après l'annonce des résultats provisoires de la Commission Electorale (CENAP). Ils auraient pour but de lever la population dans les rues afin de casser des écoles en cas de victoire d'Ali Bongo. "Nous avons des familles à nourrir si jamais le pays se retrouvait dans une situation de chaos". "En principe, la décision pourrait être rendue à l'audience du 23 septembre, mais Maîtres, veuillez être attentifs, le greffier en chef se fera le devoir de vous communiquer le jour et l'heure du délibéré", a-t-elle indiqué. Bongo et Ping ont procédé à une dernière passe d'armes.

Le candidat de l'opposition, arrivé second selon les résultats du ministère de l'Intérieur, avait saisi la Cour le 8 septembre pour demander un recomptage des bulletins de vote dans le Haut-Ogooué, fief du président sortant dans le sud-est du pays. Ils redoutent un verdict qui confirmerait l'élection d'Ali Bongo. Ils en avaient alors profité pour introduire une demande d'inéligibilité de dix ans à l'encontre de Jean Ping. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.