L'OMC donne raison aux États-Unis — Boeing contre Airbus

23 Septembre, 2016, 00:45 | Auteur: Aubrey Nash
  • Boeing contre Airbus l'OMC donne raison aux États-Unis

En compensation, les États-Unis pourraient demander jusqu'à 10 milliards de dollars par an à l'Union européenne, a affirmé l'avionneur américain Boeing.

Les subventions versées à Airbus par l'Union européenne (UE) et certains de ses pays membres sont illégales, selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Ces prêt ont fait perdre des ventes à Boeing et causé un "préjudice grave" aux intérêts des Etats-Unis, écrit-il, expliquant qu'ils ont été une cause "réelle et substantielle" de pertes de ventes pour Boeing.

Bruxelles a en revanche souligné "une importante victoire pour l'UE", en se référant au fait que n'aient pas été retenues contre lui les réclamations américaines selon lesquelles le soutien européen au développement du moyen courrier A350 et au très gros porteur A380 d'Airbus constituaient des "subventions interdites". Ces aides seraient donc illégales. Nous remercions l'administration américaine, et en particulier le bureau du représentant américain au commerce extérieur (USTR) et le Congrès des Etats-Unis, pour leur engagement sans faille sur ce sujet et dans l'application des règles du commerce international, a enfin commenté Dennis A. Muilenburg, PDG de Boeing.

L'UE et les Etats-Unis disposent de 20 jours pour faire appel. "Nous avons fait ce que nous devions faire et dans le temps imparti", a-t-elle ajouté.

La passe d'armes a en effet débuté en 2004, lorsque les Etats-unis avaient fait appel à l'OMC afin de s'opposer à des prêts consentis par des gouvernements européens à Airbus. "Nous aborderons les quelques points restants indiqués par le rapport (de l'OMC) dans notre appel".

L'OMC a donné raison aux États-Unis qui jugeaient illégales les aides publiques reçues par Airbus.

Aussitôt la décision connue, Airbus a fait part de son incompréhension en affirmant s'être mis en conformité avec une précédente décision de l'OMC sur cette affaire, qui datait de 2011 et exigeait des modifications du régime d'aides publiques. "Il est désormais impossible à Airbus de rester sans risque plus longtemps dans l'illégalité en contradiction flagrante des règles de l'OMC".

"Boeing a lancé une évolution du B777, le B777X (ndlr, prévu en 2020)". Les deux parties ont demandé à l'OMC l'autorisation de prendre des sanctions susceptibles de pénaliser d'autres secteurs, les Etats-Unis demandant 10 milliards de dollars de contre-mesures et les Européens 12 milliards. Il y a deux poids deux mesures. "Nous ne l'avons pas en toutes circonstances" a-t-il déclaré.

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