Les députés proposent une vidéosurveillance obligatoire — Abattoirs

21 Septembre, 2016, 00:55 | Auteur: Sandy Vega

Les images choc diffusées par cette dernière ont été à l'origine d'une commission d'enquête, initiée en mars dernier par le député Olivier Falorni.

L'association L214 a lancé une pétition contre l'abattage sans étourdissement, mardi 20 septembre 2016.

Opposer par principe " abattage religieux " et " étourdissement " en ignorant que l'étourdissement est accepté dans certains pays majoritairement musulmans (comme l'Indonésie ou la Jordanie) ne favorise pas le dialogue et l'évolution vers des règles d'abattage qui rendraient l'étourdissement systématique. Déjà utilisés en Suède, les abattoirs itinérants pourraient arriver en France. La question mobilise de nombreuses associations comme l'association L214 ou encore la Fondation Brigitte-Bardot, qui souhaitent interdire ces pratiques.

Pour le rapporteur Jean-Yves Caullet (PS), l'acte fondateur de ce plan sera la mise en place d'un comité national d'éthique des abattoirs, preuve d'une prise de conscience des institutions. Lui évitant les souffrances engendrées par le transport.

"La SPA est heureuse de constater que son point de vue est désormais partagé par les députés", et "seules les caméras de surveillance permettront de prévenir les violences et les brutalités contre les animaux", a déclaré sa présidente Natacha Harry dans un communiqué. "C'est pour cela que nous préférons le terme de 'contrôle' vidéo: ces images seront cryptées et utilisées uniquement en cas d'incident ou de conflit et accessibles uniquement aux personnes autorisées, comme des représentants du personnel ou bien la justice".

"Une fois que le sacrificateur a tranché la gorge de l'animal, celui-ci doit être maintenu immobile jusqu'à ce qu'il soit inconscient". "C'est un moyen supplémentaire pour les agents et non pas un flicage", tient à marteler le député. Mais problème, les responsables des cultes juif et musulman refusent, pour le moment, toute forme d'étourdissement. Une pratique permise par des dérogations à la loi. Aujourd'hui, le texte mentionne la possibilité d'abattre un animal sans l'étourdir au préalable. Elle dévoile ses propositions mardi.

La commission d'enquête a planché six mois sur le traitement des animaux de boucherie dans les abattoirs français et, pour que de tels scandales ne se reproduisent pas, elle a établi comme priorité d'accroître les contrôles et la transparence. L'association, hostile aux abattoirs, réclamait de longue date une commission d'enquête sur ce sujet. Selon le député radical de gauche des solutions existent, compatibles avec la réglementation et le respect des cultes, pour répondre aux enjeux de protection animale. "En étant les plus exhaustifs, rigoureux et objectifs possible ". Parmi ces mesures, la formation des personnels, la création d'un comité national d'éthique, le développement des contrôles vétérinaires ou encore la vidéosurveillance dans les locaux sont préconisés.

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