Découverte de nouveaux engins explosifs dans le New Jersey

21 Septembre, 2016, 00:48 | Auteur: Lynn Cook

Dimanche soir, un colis suspect a été repéré aux abords de la gare d'Elizabeth, dans le New Jersey, Etat limitrophe de New York, a indiqué lors d'un point de presse le maire de la ville, J. Christian Bollwage.

L'engin qui n'a pas explosé à New York - une cocotte-minute reliée à des fils électriques et un téléphone portable - a été retrouvé sur la 27e Rue, samedi soir, à quelques pâtés de maison du lieu de l'explosion qui a fait 29 blessés dans le quartier très animé de Chelsea.

Les images de son arrestation à Linden, dans le New Jersey, diffusées lundi montraient Ahmad Khan Rahami allongé sur un brancard, le bras ensanglanté.

► Lundi matin, la police fédérale (FBI) a lancé un avis de recherche contre Ahmad Khan Rahami, un Américain d'origine afghane de 28 ans, qui habite justement à Elizabeth, en relation avec l'explosion de Chelsea. Trois autres bombes artisanales ont ensuite été trouvées sur les lieux, non explosées.

Le groupe Etat islamique a revendiqué cette dernière attaque, décrivant son auteur, tué par la police, comme "un soldat de l'Etat islamique". Jusqu'à maintenant, les raisons qui ont poussé Ahmad Khan Rahami à passer à l'acte demeurent toutefois floues, a pour sa part dit le chef de la police de la ville, James O' Neill. Le sac contenait cinq engins explosifs, dont un qui a explosé au moment où l'escouade antibombe tentait de le neutraliser avec un robot. On sait aussi que cinq hommes sont interrogés depuis dimanche soir, après avoir été arrêtés à un barrage routier à New York où leur véhicule était recherché. Il n'a pas évoqué la piste islamiste, soulignant simplement que l'enquête "porte tous les signes clairs d'un acte de terrorisme". Il est originaire d'Elizabeth, dans le New Jersey, à une vingtaine de kilomètres de New York.

Il a redit que la police serait particulièrement nombreuse et visible à New York après cet attentat et en raison de la tenue cette semaine de l'Assemblée générale de l'ONU, à laquelle convergent des dizaines de chefs d'Etat du monde entier.

Les autorités ont indiqué qu'à l'heure actuelle, aucun autre individu n'était recherché. Son arrestation, alors qu'il dormait à l'entrée d'un bar de son quartier, semble montrer que personne ne l'attendait pour l'exfiltrer après l'attentat.

Mais lundi, les déclarations du maire de New York, Bill de Blasio, ont laissé supposer que le suspect aurait agi seul dans la mégalopole.

Une crainte alimentée également par l'attaque samedi dans le Minnesota, où un étudiant américain d'origine somalienne a blessé 10 personnes à l'arme blanche dans un centre commercial avant d'être abattu. Andrew Cuomo, gouverneur de l'Etat de New York, a annoncé samedi le déploiement de 1 000 membres supplémentaires de la police de l'Etat et de la Garde Nationale à New York.

Comme certains pays européens, les Etats-Unis ont connu ces derniers mois plusieurs attaques sanglantes perpétrées par des musulmans radicalisés, à Orlando en juin (Floride, 49 morts, revendiquée par l'EI) et San Bernardino en décembre (Californie, 14 morts, saluée mais pas revendiquée par l'EI).

Diffusé sur les réseaux sociaux et dans les médias, l'appel à témoins a également été directement transmis sur les smartphones des habitants de New York par le biais d'un message d'alerte automatique.

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