Trump rétro-pédale sur les origines d'Obama

19 Septembre, 2016, 02:00 | Auteur: Lynn Cook
  • Donald Trump mercredi

Pour ceux qui suivent la politique américaine, c'est une annonce inattendue, un retournement exceptionnel de situation: l'équipe de Donald Trump publie un communiqué pour dire que Barack Obama est bien né aux États-Unis. "J'aimerais que l'élection présidentielle porte sur des sujets plus sérieux que celui-ci", a-t-il dit vendredi, consterné, depuis la Maison Blanche.

La candidate démocrate avait vu dans l'interview accordée jeudi par Donald Trump au Washington Post, l'occasion de raviver ses attaques sur le "racisme" du républicain, qui la rattrape dangereusement dans les sondages. "Je ne veux pas encore y répondre".

Dans un effort opportun de transparence, les deux candidats ont depuis rendu publics de nouveaux bulletins de santé: deux pages pour Hillary Clinton, 68 ans, qui est en "bonne santé et apte à être présidente". Une manière de positiver, alors que sa campagne a connu un gros coup de mou dû autant à cette maladie qu'à sa gaffe à propos des électeurs de Donald Trump, qualifiés de " pitoyables "?

"Imaginez quelqu'un, dans le Bureau ovale, qui propage des théories du complot et refuse de céder malgré les faits", a-t-elle ajouté.

La moyenne des sondages ces derniers jours ne donne plus que 1,5 point d'avance à Mme Clinton (45,7% contre 44,2% à M. Trump), une chute de quatre points en deux semaines. Elle a pu bénéficier du soutien de la première dame des Etats-Unis.

Devant un parterre de quelque 4000 partisans à Miami, en Floride (sud-est), le milliardaire a lancé, à propos des gardes du corps armés qui accompagnent sa rivale, que leur présence "va vraiment contre le deuxième amendement" de la Constitution américaine, touchant au droit de posséder des armes.

"Ses gardes du corps devraient renoncer à toutes leurs armes", a-t-il déclaré devant environ 4.000 personnes.

Le Wall Street Journal indique que 'les jeunes auraient moins tendance qu'auparavant à considérer Hillary Clinton comme une source d'inspiration' et précise qu'elle a donc été contrainte de 'faire reset', c'est-à-dire de modifier le ton de sa campagne. "Prenez les armes, elle n'en veut pas de toute façon, prenez-les, et voyez ce qui arrive ".

Pour expérimentée qu'elle soit, la candidate démocrate va aussi devoir forcer sa nature et fendre l'armure lors des trois débats télévisés, un exercice dans lequel son adversaire, très offensif et habitué aux caméras, promet d'exceller.

"Le quotidien cite le candidat républicain qui s'est déclaré prêt à soutenir le peuple cubain dans sa lutte contre l'oppression communiste" et a estimé que le "deal" avec Cuba ne profitait pour l'instant qu'au régime cubain.

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