Trump s'agite sur le lieu de naissance d'Obama, qui préfère en rire

18 Septembre, 2016, 02:02 | Auteur: Lynn Cook

Avec le retour prévu de la démocrate, Donald Trump a abandonné ses airs de gentleman et ouvertement remis en cause le niveau d'énergie de sa rivale, lors d'un meeting mercredi soir à Canton, dans l'Ohio. "J'aimerais que l'élection présidentielle porte sur des sujets plus sérieux que celui-ci".

Selon la moyenne des cinq sondages retenus, Hillary Clinton obtenait 43% des intentions de vote.

Ce refus renouvelé du milliardaire avait apporté de l'eau au moulin de son adversaire démocrate, Hillary Clinton, qui a repris sa campagne jeudi après l'avoir interrompu pendant quatre jours pour soigner une pneumonie.

" Hillary Clinton et sa campagne de 2008 ont lancé la controverse sur la naissance d'Obama (" birther controversy "), je l'ai terminée", commence-t-il, reprenant une accusation pourtant démontée par tous les sites de fact-checking.

Aux États-Unis, les électeurs veulent être sûrs de l'état de santé des candidats à la Maison-Blanche qui seront appelés à exercer "la plus haute fonction au monde", celle de Président des États-Unis.

Pendant des années, Donald Trump avait passionnément nourri les théories du complot sur le lieu de naissance d'Obama. Le président américain sait bien qu'une bonne partie de son legs politique disparaîtrait avec l'arrivée à la Maison Blanche d'un républicain.

Les rumeurs sur les origines ne Barack Obama étaient nées en 2008, lors de la campagne présidentielle, dans certains cercles de droite et d'extrême-droite sur internet.

En août dernier, Hillary Clinton s'était déjà plainte d'une sortie de Donald Trump, qui avait suggéré à ses partisans qu'en cas d'élection de la candidate démocrate, les détenteurs d'armes devraient résister.

De son côté, le Washington Post remarque avec acidité l'attitude d'un Donald Trump qui "n'a jamais tort, ne s'excuse pas et n'est jamais responsable", bien au contraire.

En 2012, une vidéo filmée secrètement, qui montrait le candidat présidentiel républicain Mitt Romney dénigrer la moitié de l'électorat américain en le présentant comme "des assistés, qui dépendent du gouvernement, qui pensent qu'ils sont des victimes, qui pensent que c'est la responsabilité du gouvernement de s'occuper d'eux" avait probablement coûté son élection au Mormon. "Ça serait très dangereux".

Il faut remonter au premier mandat de Barack Obama pour trouver les racines de cette théorie du complot que Donald Trump, alors simple homme d'affaires et vedette de télévision, a défendue avec l'intensité qui est sa marque de fabrique. L'animateur, le docteur Mehmet Oz, avait pour sa part déclaré qu'il n'entendait pas poser de questions auxquelles Donald Trump ne voudrait pas répondre.

Pour les Américains qui craignent que Donald Trump soit élu le 8 novembre, il existe un scénario horrifique: que le candidat républicain soit élu sans recevoir les suffrages d'une majorité d'électeurs, comme cela avait été le cas pour George W. Bush en 2000.

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