Marine Le Pen pose les premiers jalons de sa campagne

18 Septembre, 2016, 02:18 | Auteur: Lynn Cook
  • Pas d’Estivales du FN pour Quotidien et Médiapart

Marine Le Pen est à Fréjus, ce weekend, à l'occasion des "Estivales", rendez-vous de rentrée du Front national, qui sera l'occasion pour la patronne du FN de poser le ton de sa campagne. Marine Le Pen l'annonce ce samedi sur France Bleu Provence.

Engagé au FN à 15 ansDavid Rachline s'est engagé au FN à 15 ans, séduit par le discours de Jean-Marie Le Pen. Jusqu'à la mi-février, elle sera en "pré-campagne", afin de mobiliser ses troupes et d'éventuels compagnons de route par l'intermédiaire de ses collectifs, comités d'action programmatique et autres cercles qui visent à fournir des notes pour le programme.

"J'ai hâte que le match ait lieu", a affirmé Mme Le Pen, qui espère faire mentir les sondages la donnant présente au deuxième tour de la présidentielle mais systématiquement battue au final, quel que soit le candidat de droite, avec une très large marge.

"Même en 2012, on n'avait pas autant de nouvelles recrues", s'est félicité un militant historique, référence à la participation notamment de l'économiste anti-euro Jacques Sapir ou de l'essayiste sur les questions d'éducation Jean-Paul Brighelli. Il suffit de parcourir les allées entre les stands installées à la base nautique de Fréjus pour constater que, la communication de la campagne ne mentionne pas le nom du FN, l'oriflamme, et se contente de mettre en avant la personnalité de sa présidente. "En réalité, à chaque fois qu'il a été en situation, comme ministre de l'Intérieur ou président de la République, il a été le promoteur d'une immigration massive, d'un laxisme total, d'un communautarisme ravageur, d'une discrimination positive qui est à l'encontre des valeurs de la République française, d'un effondrement des moyens police, de la gendarmerie, du refus de respecter la parole du peuple", a accusé la dirigeante d'extrême droite lors des "Estivales" qu'elle organise samedi et dimanche dans la ville FN.

Alors qu'une dizaine de sociétés de journalistes de grandes rédactions ont protesté contre cette "censure", Marine Le Pen a justifié ainsi cette interdiction: "Ce ne sont pas des journalistes, ce sont des militants politiques".

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