Donald Trump reconnaît qu'Obama est né aux Etats-Unis

18 Septembre, 2016, 01:25 | Auteur: Lynn Cook
  • La démocrate va devoir faire oublier ses problèmes de sant

Donald Trump était de nouveau accusé de racisme vendredi, dans une vieille affaire qu'il refuse de faire mourir: le milliardaire a encore refusé de reconnaître que Barack Obama était bien né aux Etats-Unis, et donc un président totalement légitime. C'est par cette déclaration laconique depuis son nouvel hôtel à Washington, que Donald Trump a ainsi clos la polémique autour du lieu de naissance de l'actuel président des Etats-Unis.

Cette polémique n'avait pas eu l'effet escompté et Barack Obama avait finalement été élu pour son premier mandat en 2008. "Mon souhait est que les élections présidentielles américaines traitent de problèmes plus importants que celui-ci", a-t-il déclaré pour clore le sujet. Avant même ses déclarations du mois dernier, Donald Trump avait déjà tenu des propos similaires en mai en recevant le soutien officiel du lobby des armes à feu aux Etats-Unis, la National Rifle Association (NRA).

De son côté Hillary Clinton a accepté vendredi l'invitation sur le plateau du Late Night Show, l'émission de divertissement et de politique, où le présentateur Jimmy Fallon s'est appliqué à rire de la pneumonie qui a obligé la candidate démocrate à marquer une courte pause dans sa campagne.

"Hillary Clinton et sa campagne de 2008 ont commencé la controverse des +birthers+, j'y ai mis fin", a-t-il dit, une accusation maintes fois ridiculisée.

Pendant des années, Donald Trump a été le plus ardent défenseur de la théorie voulant que M. Obama ne soit pas né en sol américain, utilisant cet enjeu pour bâtir sa carrière politique et se définir comme un "marginal" prêt à remettre en question l'ordre établi.

"Les Déplorables", pouvait-on lire en français sur une image imitant l'affiche des "Misérables" projetée sur la scène en ouverture de son discours, dans une traduction littérale du mot anglais employé par l'ex-Première dame.

Pendant des années, Donald Trump avait passionnément nourri les théories du complot sur le lieu de naissance d'Obama. Il avait alors affirmé qu'Hillary Clinton supprimerait le deuxième amendement de la Constitution américaine, qui garantit le droit de porter une arme.

Lors d'un meeting à Miami, Trump a simplement déclaré: "Ses gardes du corps devraient renoncer à toutes leurs armes". Pour lui, elle doit désarmer ses gardes du corps, puisqu'elle ne veut pas d'armes pour les États-Unis! Prenez les, voyons ce qui lui arrive.

Dans un effort opportun de transparence, les deux candidats ont depuis rendu publics de nouveaux bulletins de santé: deux pages pour Hillary Clinton, 68 ans, qui est en "bonne santé et apte à être présidente". Mais signe de l'inquiétude démocrate, sa campagne a annoncé que son ancien adversaire Bernie Sanders, très populaire chez les jeunes, et la sénatrice Elizabeth Warren feraient campagne ce week-end pour elle dans l'Ohio. "Il n'est pas qualifié pour être président et il est temps que les dirigeants républicains dénoncent ce comportement inquiétant chez leur candidat".

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