Les trois femmes soupçonnées de préparer des attentats mises en examen — Essonne

15 Septembre, 2016, 11:57 | Auteur: Lynn Cook

Mais les motivations de ces femmes ne font guère de doute pour les enquêteurs: l'une avait dans son sac à main une lettre d'allégeance au groupe État islamique (EI) et, dans son ordinateur, de la propagande jihadiste. Selon le récit d'Ornella G. rapporté à l'AFP par une source proche de l'enquête, "après une tentative infructueuse" pour mettre le feu au véhicule, la suspecte et une autre jeune femme "ont fui à la vue d'un homme" pris "pour un policier en civil".

"En marge d'une réunion des pays du sud de l'Union européenne à Athènes, le président François Hollande a lui aussi confirmé qu'un " attentat " avait " été déjoué ", selon France 24.

Ornella G. était déjà fichée pour des velléités de départ en Syrie.

Les trois femmes avaient été interpellées jeudi après la découverte quelques jours plus tôt dans le centre de Paris d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz.

Dans la foulée, Mohamed Lamine A., 22 ans, compagnon de Sarah H., et la fille d'Amel S., 15 ans, ont aussi été placés en garde à vue. "Selon une source proche de l'enquête, il utilise plusieurs identités d'emprunt et s'est montré très " vindicatif ", après son arrestation, affirmant qu'il voulait " mourir en martyr " en commettant un attentat.

Selon les enquêteurs, il a téléguidé, de manière plus ou moins décisive, les attaques de Magnanville (Yvelines), où Larossi Abballa a tué un policier et sa compagne le 13 juin, de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean ont tué un prêtre le 26 juillet, ainsi que le commando de femmes jihadistes démantelé cette semaine.

Depuis la tentative d'attentat aux bonbonnes de gaz à Paris - déjouée dans la nuit du 3 au 4 septembre - elles sont présentées comme "le premier commando de femmes jihadistes". Des policiers auraient également été des cibles potentielles et elles envisageaient de se procurer des ceintures explosives ou de lancer des voitures contre des bâtiments. Un message d'alerte sur un risque d'attentat dans les gares parisiennes et en banlieue avait été envoyé jeudi aux policiers, a souligné une source policière, qui estime que le réseau, activé de l'étranger, préparait un attentat dans la journée.

Des renseignements laissent entendre que ces trois femmes préparaient un nouvel attentat. Les policiers semblent surtout intéressés par les épouses, qui seraient en relation avec Inès, la fille du propriétaire de la Peugeot 607. Les trois femmes se sont rencontrées sur la messagerie cryptée Télégram.

"Le coffre du véhicule contenait cinq bonbonnes de gaz, trois bouteilles supportant des traces de gasoil, ainsi qu'une cigarette à peine consumée à proximité d'une couverture supportant des traces d'hydrocarbure", a-t-il détaillé. De même, l'autre couple arrêté à Chalette-sur-Loing mercredi ont été aussi relâchés.

Le patron de la DGSI, Patrick Calvar, avait mis en garde en mai contre le danger de "dépôt d'engins explosifs" dans des lieux rassemblant une foule importante.

Les investigations menées en particulier par le biais d'un important travail en matière de géolocalisation et d'interceptions téléphoniques ont rapidement orienté les enquêteurs vers le domicile de la dénommée Amel S., demeurant à Boussy-Saint-Antoine, renseigne le procureur.

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