Valls assure qu'une solution est en vue — Alstom

14 Septembre, 2016, 01:51 | Auteur: Aubrey Nash

En réponse au communiqué de la direction d'Alstom, qui estimait "impossible d'assurer un avenir" à Belfort, François Hollande a assuré que "tout sera fait pour que le site soit pérennisé, c'est-à-dire pour plusieurs années".

"Nous avons maintenu une production à Belfort aussi longtemps que nous l'avons pu", assure-t-il, ajoutant avoir "alerté les pouvoirs publics sur cette situation depuis plusieurs mois". Il est "hors de question que le site de Belfort ferme", a renchéri le Premier ministre Manuel Valls.

L'Etat contrôle, depuis 2014, 20% des voix grâce à des actions prêtées par le groupe Bouygues.

La direction d'Alstom a également entamé des discussions avec le gouvernement et a précisé à l'AFP qu'"aucune décision ne sera (it) prise avant leurs conclusions". De même, Michel Godet, économiste et membre de l'Académie des Technologies, souligne que "ce n'est pas le rôle d'un président de la République que d'intervenir dans la gestion et la stratégie des entreprises, d'autant qu'elles ne sont pas publiques même si dans ce cas l'Etat est actionnaire minoritaire".

Alstom n'envisage ni fermeture de son site franc-comtois, ni plan social, mais environ 400 salariés se verront proposer des postes dans d'autres usines du groupe dans l'hexagone. De quoi, s'autoriser cette presque promesse pour le Premier ministre: " ils peuvent avoir confiance (les salariés d'Alstom) dans l'action du gouvernement pour pérenniser le site, l'emploi et l'avenir d'Alstom ". Et de conclure: " je fais tout pour sauver le site de Belfort.

Selon le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, cinq projets en cours de discussion pourraient sauver le site de Belfort en comblant le "trou de commandes qui va de 2018 à 2022".

D'abord, une nouvelle commande de TGV pour la ligne Paris-Turin-Milan. Un bras de fer s'engage entre le gouvernement et la direction d'Alstom.

Selon Alain Vidalies, ce contrat d'environ 200 millions d'euros représenterait 10 mois d'activité pour Belfort mais la SNCF et Alstom ne se sont pas entendus sur le prix. Le gouvernement lancera aussi prochainement un appel d'offres pour trente trains Intercités supplémentaires. "Elle en effet assujettie à des règles extrêmement strictes de concurrence qui l'obligent à procéder par des commissions d'appels d'offres".

" Nous devons faire ce choix aujourd'hui pour préserver les emplois et la position des autres sites du groupe", affirme le patron, promettant que l'entreprise " mettra tout en œuvre pour qu'il n'y ait pas de départs contraints ".

"Alstom est dans une démarche d'écoute et d'échange avec l'ensemble des acteurs concernés: employés, représentants syndicaux et élus locaux", a ajouté Alstom. C'est l'objectif qu'a assigné lundi 12 septembre François Hollande à son gouvernement.

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