La ville flouée par JC Decaux dans le contrat Vélib — Paris

14 Septembre, 2016, 01:31 | Auteur: Sandy Vega
  • Paris a inauguré son service de vélos en libre-service Vélib en 2007

"Nous en avons tiré les enseignements pour le nouvel appel d'offre", réagit dans "Le Parisien" le cabinet de la maire, Anne Hidalgo. L'Inspection générale s'est penchée sur le contrat passé avec JC Décaux pour l'exploitation du réseau de vélos en libre-service de la capitale.

Jean-Michel Geffroy, président de la SOMUPI, filiale de JCDecaux en charge du Velib', a dit, dans un communiqué "regretter que ces accusations tentent de ternir un bilan dont la Ville de Paris, JCDecaux et SOMUPI peuvent être fiers".

"Si le recours à une société dédiée pour gérer le marché public pouvait laisser présager une meilleure transparence des financements (investissements, exploitation, recettes publicitaires), la réalité est tout autre", peut-on lire dans ce document.

"L'équilibre du contrat, fortement modifié par trois avenants et deux transactions, est aujourd'hui en défaveur de la ville" expliquent les auteurs du document remis à la mairie de Paris depuis février 2016. À l'époque du lancement du réseau Vélib', l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë avait pourtant salué un projet qui "ne coûte pas un centime au contribuable".

L'extension du service en banlieue est notamment responsable de l'envolée des coûts. Pour la seule année 2013, Vélib'a coûté 16 millions d'euros à la mairie de Paris. Pire, selon eux: la rédaction du contrat avec JCDecaux "fait courir des risques à la Ville de Paris".

Et certains s'étonnent déjà que le contrat signé en février 2007 pour 10 ans avec JCDecaux ait bénéficié d'une rallonge de 10 mois supplémentaires, alors que l'échéance liée à son terme s'approchait.

"C'est la Ville de Paris qui a financé la totalité des investissements (matériels, logiciels) permettant à la société JCDecaux d'améliorer son savoir-faire et de se positionner en leader sur le marché", observe également l'Inspection générale de la Ville.

Ce n'est pas la première fois que le contrat de gestion de Vélib' est pointé du doigt. "Et dans le prochain contrat, la Ville ne payera pas pour les stations des villes de banlieue", précise-t-on à l'Hôtel de Ville.

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