Entrée en vigueur du cessez-le-feu — Syrie

14 Septembre, 2016, 01:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Crédit POOL  AFP- By MARTIAL TREZZINI

"Un retour au processus politique".

Cette trêve est le fruit d'un accord conclu samedi entre les Etats-Unis et la Russie.

A Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères a exhorté les Etats-Unis à faire pression sur certains groupes armés qui refusent de se dissocier de l'ex-Front al Nosra. Si elle tient, elle pourrait être renouvelée de nouveau pour une période de 48h, selon le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

Par ailleurs, d'autres groupes rebelles syriens auraient écrit aux États-Unis pour exprimer leurs inquiétudes sur les modalités de l'accord, tout en souhaitant "coopérer positivement" au cessez-le-feu.

L'accord américano-russe prévoit expressément la " démilitarisation " de la route du Castello, où se trouvaient encore mardi après-midi des soldats syriens selon une source militaire syrienne.

À quelques heures de l'entrée en vigueur d'une trêve en Syrie, l'incertitude régnait lundi sur son application, le cessez-le-feu étant loin de faire l'unanimité dans l'opposition.

"Quelle est la définition choisie pour le 'terrorisme' et quelle sera la réponse en cas de violations?" s'est-il interrogé.

Ahrar Al-Cham est le premier groupe rebelle à réagir officiellement à l'accord annoncé cette semaine à Genève par les Américains et les Russes.

Rien n'est moins sûr.

Une crainte qui a probablement conduit à cette annonce officielle du groupe Ahrar Al-Cham, puisque elle intervient dans le sillage de raids et de bombardements aériens ces derniers jours en Syrie. Mais pour l'opposition, seule Moscou, alliée de Damas, est en mesure de forcer le régime syrien à respecter la trêve: "Nous ne nous attendons pas à ce que le régime le fasse de plein gré", a affirmé Bassma Kodmani, membre du Haut comité des négociations.

Le président syrien Bachar al-Assad a aussi douché les espoirs d'un arrêt rapide des combats en déclarant lundi vouloir "reprendre" tout le territoire qui échappe au contrôle du régime. "Certains pariaient sur des promesses de l'étranger", a-t-il dit en référence aux parrains de l'opposition comme les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Arabie saoudite et la Turquie. Et d'assurer que ces promesses "ne se concrétiseront pas". Frapper Fateh al-Cham "suscitera une colère contre nous (les rebelles)" et mettra en péril le cessez-le-feu. Les discussions indirectes entre Damas et l'opposition syrienne avaient été interrompues fin avril.

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