Barroso chez Goldman Sachs: Juncker demande des "clarifications"

13 Septembre, 2016, 02:44 | Auteur: Lynn Cook
  • Jose Manuel Barroso a adressé une lettre à son successeur à la tête de la Commission européenne Jean Claude Juncker

Dans une lettre publiée le 11 septembre par la médiatrice européenne Emily O'Reilly, qui fait pression depuis un certain temps pour qu'une enquête soit ouverte sur le poste de conseiller en Brexit accepté par José Manuel Barroso chez Goldman, Jean-Claude Juncker déclare qu'il demande officiellement à l'ancien Premier ministre portugais de " clarifier " son rôle chez Goldman Sachs. Ce dernier est chargé de conseiller la Commission européenne, en particulier sur la compatibilité avec les traités des activités que les anciens commissaires envisagent de mener à l'issue de leur mandat. Elle devrait être abordée au prochain Conseil européen vendredi à Bratislava.

D'autre part, précise M. Juncker, désormais José Manuel Barroso "sera reçu à la Commission non pas comme ancien président, mais comme un représentant d'intérêts (privés) et sera soumis aux mêmes règles s'appliquant à tous ceux-ci conformément au Registre de transparence" (où les "lobbyistes" sont référencés, ndlr). Son Successeur Jean-Claude Juncker lui demande de clarifier son rôle. Dans une lettre publiée dimanche 11 septembre par la médiatrice européenne Emily O'Reilly, qui fait pression depuis un certain temps pour qu'une telle procédure soit lancée sur son nouveau poste de conseiller en Brexit, Jean-Claude Juncker, son successeur à la tête de l'institution, lui demande officiellement de "clarifier" son rôle au sein de la banque d'affaires.

José Manuel Barroso et Goldman Sachs, sollicités pour un commentaire, n'ont pas répondu.

Mais l'annonce de son embauche par Goldman Sachs avait suscité une levée de boucliers.

Juncker admet que les principes "de discrétion " et "d'intégrité " n'ont pas "de limite temporelle " ce qui l'incite à solliciter "sur ce cas précis " l'avis du comité d'éthique.

Mais il ne semble pas que la Commission puisse faire grand-chose: tout au plus les traités européens stipulent-ils qu'un ancien commissaire qui n'agit pas avec intégrité dans ses prises de fonctions après avoir quitté la commission peut être privé de ses droits à la retraite. Il demande à Barroso des "clarifications " sur ses nouvelles fonctions controversées qu'il soumettra ensuite à son comité d'éthique.

Deux mois après l'annonce de son départ de la Commission européenne pour la banque d'affaires Goldman Sachs, l'ancien président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, va devoir s'expliquer.

Cette nomination avait été accueillie par de vives protestations, notamment au Portugal et en France, où le président François Hollande l'a qualifiée de "moralement inacceptable", accusant la banque d'affaires américaine d'avoir contribué au trucage des comptes publics de la Grèce.

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