Les principaux points de l'accord russo-américain — Syrie

12 Septembre, 2016, 02:33 | Auteur: Lynn Cook
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Samedi, 24 personnes ont été tuées dans des raids aériens contre un marché et plusieurs quartiers de la ville rebelle d'Idleb (nord-ouest), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, qui n'était toutefois pas en mesure d'identifier les auteurs des frappes.

Après une journée de négociations marathon, Moscou, allié du président Assad, et Washington, soutien des rebelles modérés, ont annoncé une trêve en Syrie, dont l'entrée en vigueur est prévue lundi, au premier jour de l'Aïd el-Adha, la fête musulmane du sacrifice.

- La suspension des frappes aériennes du régime sur des zones prédéfinies où l'opposition armée est présente, une disposition qui constitue selon M. Kerry la "fondation" même de l'accord. "Nous ne nous attendons pas à ce que le régime le fasse de plein gré", a-t-elle indiqué à l'AFP.

Qu'en serait-il si la Russie ne met pas de la pression sur le régime (de Bachar al-Assad), car c'est le seul moyen de forcer le régime à respecter (la trêve)? a demandé Mme Kodmani.

Elle a précisé qu'il "y aura une cessation des hostilités dans la ville d'Alep pour des raisons humanitaires" en plus d'une cessation des hostilités sur l'ensemble des fronts entre régime et rebelles.

Il stipule que c'est à travers cette route que sera acheminée l'aide humanitaire à la métropole.

Parallèlement, "la France poursuit les consultations au Conseil de sécurité afin que l'utilisation intolérable d'armes chimiques par le régime syrien et par Daech", acronyme arabe du groupe Etat islamique, "soit condamnée et sanctionnée", écrit le chef de la diplomatie française.

Washington doit convaincre les rebelles de se dissocier de groupes jihadistes alliés dans les provinces d'Alep et Idleb (nord-ouest), notamment le Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra qui a renoncé à son rattachement à Al-Qaïda) mais reste considéré comme un groupe "terroriste" par Moscou et Washington.

- Mise en place d'un centre conjoint russo-américain visant notamment à établir "un partage d'informations nécessaire pour délimiter les territoires contrôlés par (le Front Fateh al-Cham) et les groupes rebelles".

Selon Bassma Kodmani, les rebelles rompront leurs liens avec les groupes jihadistes si la trêve tient.

Les groupes modérés se réorganiseront et prendront leur distance des groupes radicaux.

Mais selon Charles Lister, chercheur au Middle East Institute, les principaux combattants de l'opposition n'ont jusque-là pas montré de volonté de rompre leurs alliances avec des groupes jihadistes, considérées comme "une nécessité militaire".

Cette alliance se vérifie dans la province d'Idleb dont la ville éponyme a été la cible samedi de frappes meurtrières ayant fait 24 morts et au moins 90 blessés.

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