Les conservateurs en tête aux législatives

12 Septembre, 2016, 02:25 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Andrej Plenkovic dirigeant du HDZ après la victoire de son parti aux législatives le 11 septembre 2016 à Zagreb

Ce passage éclair après quatre ans de règne social-démocrate a écorné l'image de la Croatie: nomination d'un ministre de la Culture accusé de révisionnisme sur le régime oustachi pronazi, mises en cause de la presse, influence accrue de l'Eglise sur les questions de société, attaques contre les minorités, notamment serbes.

Si elle se confirmait, cette avance des conservateurs resterait toutefois insuffisante pour que le nouveau patron du HDZ, Andrej Plenkovic, 46 ans, gouverne sans l'appui d'autres partis.

Mais en juillet, Andrej Plenkovic a pris le contrôle du parti fondé par Franjo Tudjman et lui a donné une position plus centriste, s'éloignant de la posture et de la rhétorique nationaliste de son prédécesseur, l'ex-espion Tomislav Karamarko.

Mais moins d'un an après les législatives précédentes et après des mois de paralysie gouvernementale, les 3,8 millions d'électeurs croates semblent lassés: à 14H00 GMT, trois heures avant la clôture des 7.000 bureaux de vote, la participation était de 37%, neuf points de moins qu'au précédent scrutin. Aucun des deux grands blocs n'a proposé de solutions fortes pour sortir de la crise. J. L.

Les sociaux-démocrates croates en tête aux législatives Les sociaux-démocrates arrivent en tête des élections législatives dimanche en Croatie.

Zoran Milanovic ancien Premier ministre social-démocrate croate vote à Zagreb le 11 septembre 2016
Zoran Milanovic ancien Premier ministre social-démocrate croate vote à Zagreb le 11 septembre 2016

Les tractations pour bâtir une coalition majoritaire pourraient durer des jours, voire des semaines, comme la dernière fois.

Mais pour emporter la majorité nécessaire à la formation d'un gouvernement, le HDZ aura tout de même besoin de rechercher une alliance avec des partis mineurs ou des représentants des minorités, qui ont huit sièges réservés au Parlement.

Zoran Milanovic, 49 ans, a fait un appel du pied à l'électorat le plus à droite, s'en prenant durant la campagne aux Serbes, qualifiés de "bande de misérables" dans des propos tenus devant des anciens combattants.

Zoran Milanovic a pâti de la faiblesse des réformes engagées quand il dirigeait le pays et de son incapacité à éradiquer un clientélisme endémique. La Croatie n'est sortie qu'en 2015 d'une récession qui a duré six ans.

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