Le régime accepte un accord de trêve russo-américain, l'opposition prudente — Syrie

12 Septembre, 2016, 01:56 | Auteur: Lynn Cook
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Ankara a toutefois précisé qu'il était primordial de cesser toutes les hostilités et de livrer de l'aide humanitaire aux Syriens, à compter du premier jour de la trêve, soit le 12 septembre.

La Turquie, engagée militairement dans le nord de la Syrie, s'est félicitée samedi de l'accord conclu entre Américains et Russes sur une trêve qui doit débuter lundi dans ce pays, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

Il préconise également un accès humanitaire sans entrave aux zones assiégées, comme Alep, principal front du conflit. En outre, un " centre de mise en œuvre conjointe " américano-russe sera créé.

"Si les groupes de l'opposition syrienne veulent conserver leur légitimité, ils doivent se dissocier d'al-Nosra et de Daesh". Puis, dans un second temps, à coordonner les frappes russes et américaines dans des zones délimitées contre le Front Fatah al-Cham et Daech.

Aussi, dira-t-on, les chefs de la diplomatie russe et américain se sont entendus sur un plan visant à instaurer une trêve dans ce pays déchiré par cinq ans de guerre, qui pourrait déboucher sur une coopération militaire contre les rebelles djihadistes.

Alep, la grande ville du nord, connaît une situation humanitaire effroyable et les quartiers est contrôlés par les rebelles sont assiégés. Libre passage des civils, des aides et des produits commerciaux par le secteur de Ramoussa, au sud-ouest de la ville.

Selon John Kerry, le nouvel accord a davantage de chances de succès que les précédents, le gouvernement syrien s'étant engagé à ne pas lancer de nouvelle opérations aériennes.

L'engagement des deux parties, régime et rebelles "modérés", à s'abstenir de toute attaque ou tentative d'avancée territoriale et respecter le cessez-le-feu.

Mais l'opposition politique en exil et les groupes rebelles n'ont pas encore fait part de leurs positions officielles.

Le Haut comité des négociations (HCN), qui rassemble les principaux représentants de l'opposition et de la rébellion syriennes, a de son côté indiqué n'avoir pas encore reçu "une copie officielle" du texte. Kerry et Lavrov ont réussi à conclure un accord dans la nuit de vendredi 9 septembre à samedi 10 septembre à Genève.

Mais selon Charles Lister, chercheur au Middle East Institute, les principaux combattants de l'opposition n'ont jusque-là pas montré de volonté de rompre leurs alliances avec des groupes jihadistes, considérées comme "une nécessité militaire". Mais il reste considéré comme un groupe "terroriste" par Moscou et Washington.

Bien que les négociations à Genève n'ont pas évoqué le sort du dirigeant syrien, John Kerry a dit avoir demandé à la Russie de faire pression sur le régime, lequel a accepté dès samedi l'accord de trêve.

Le HCN est échaudé par le fiasco le précédent accord de "cessation des hostilités" du 27 février qui avait volé en éclat après des violations répétées des belligérants.

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