ONU: vers de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord?

11 Septembre, 2016, 01:48 | Auteur: Ruben Ruiz

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé vendredi soir de s'atteler à une nouvelle résolution pour imposer des sanctions à Pyongyang. De son côté, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a souligné que "c'est une violation flagrante de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et d'un mépris total des demandes répétées de la communauté internationale".

La Corée du Nord étant une dictature, il n'est pas possible de vérifier ces affirmations de manière indépendante.

En procédant vendredi à son cinquième essai nucléaire, le jour du 68e anniversaire de sa fondation, la Corée du Nord a annoncé maîtriser désormais le montage d'une ogive sur un missile balistique, faisant monter d'un cran une menace que les Nations unies se sont montrées impuissantes à contenir.

Les 15 membres du Conseil de sécurité ont affirmé vendredi en fin de journée que les diplomates travailleraient activement pour donner suite à son engagement de "prendre d'autres mesures importantes" advenant d'autres gestes de défiance de la Corée du Nord.

La Chine avait plus tôt vendredi fait part de sa "ferme" opposition à l'essai nucléaire. "Nos scientifiques nucléaires ont mené un essai d'explosion nucléaire d'une tête nucléaire nouvellement mise au point, sur le site d'essais nucléaires dans le nord du pays", a déclaré une présentatrice à la télévision nord-coréenne. "Cette explosion de 10 kilotonnes, c'était presque deux fois plus que le quatrième essai nucléaire et légèrement moins que le bombardement d'Hiroshima, qui avait été mesuré à 15 kilotonnes environ", a expliqué Kim Nam-Wook, de l'agence météorologique sud-coréenne. La présidente sud-coréenne, Park Geun-Hye, a, quant à elle, qualifié l'essai d'acte "d'autodestruction" qui isolera encore davantage Pyongyang. Pour l'heure, les experts penchent d'après les données préliminaires, pour l'hypothèse d'un engin classique.

Pyongyang avait affirmé que son quatrième essai nucléaire, le 6 janvier, avait porté sur une bombe à hydrogène. L'évaluation va être difficile, souligne Melissa Hanham, experte à l'Institut Middlebury des études internationales.

Chef suprême de la République populaire démocratique de Corée, Kim Jong Un, 33 ans, poursuit sa politique d'intimidation envers Séoul, son ennemi héréditaire depuis la partition de la péninsule en 1953. La Chine cherche à éviter un effondrement du régime nord-coréen qui créerait une crise à sa frontière et ferait pencher la balance du côté américain. "De toute évidence, le Japon et la Corée du Sud, en particulier, sont profondément préoccupés en raison de leur proximité" géographique avec la Corée du Nord, a relevé M. Kerry. Le journal s'en prend à la condamnation par MPark, lors d'un récent entretien avec le président américain, Barack Obama, des derniers essais balistiques nord-coréens.

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