Bonbonnes de gaz à Paris: deux femmes recherchées

09 Septembre, 2016, 03:56 | Auteur: Lynn Cook
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Grâce à ces éléments, un couple a été arrêté dans la nuit de mardi 6 à mercredi 7 septembre sur une aire d'autoroute A7 à hauteur d'Orange, dans le Vaucluse.

La fille du propriétaire du véhicule, que son père décrit comme étant radicalisée, est toujours recherchée, ont fait savoir des sources policières à l'AFP.

Ces interrogations se déploient suite à cette découverte, dimanche matin, près de Notre-Dame de Paris: un véhicule sans plaque d'immatriculation était parqué là avec, à son bord, des bonbonnes de gaz pleines et vides.

Selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, les trois femmes "impliquées dans la découverte de la voiture" étaient âgées de 39, 23 et 19 ans. Dans le coffre, cinq autres bonbonnes pleines. À l'intérieur, les enquêteurs n'ont retrouvé aucun système de mise à feu.

Quatre autres personnes avaient déjà été arrêtées et se trouvaient encore en garde à vue dans le cadre de cette enquête.

"Il s'agit de deux frères et de leurs compagnes", a précisé une source proche de l'enquête, sans préciser comment les enquêteurs étaient remontés jusqu'à eux et quels étaient leur rôle éventuel dans cette affaire.

Vu le contexte de menaces d'attentats inédit en France, la découverte de la voiture le week-end dernier inquiète les services de police: la berline était garée dans une rue du Ve arrondissement de Paris, à quelques centaines de mètres de la cathédrale Notre-Dame, non loin de la préfecture de police.

L'enquête préliminaire ouverte par le parquet antiterroriste de Paris vise le chef d'association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il s'agit notamment de savoir s'il y avait un projet d'attentat ou non. Selon elle, "la suppression de dizaines de places de stationnement dans le 5e arrondissement ne saurait en aucun cas se substituer à l'indispensable renforcement de la présence humaine des policiers et au besoin des militaires, pour assurer la sécurité des zones touristiques les plus fréquentées de l'arrondissement" et ses "nombreux établissements scolaires". La djihadiste, visée par un mandat d'arrêt international, a fui la France peu avant les attentats de janvier 2015 et vivrait aujourd'hui sur les territoires syriens contrôlés par l'organisation Etat islamique (EI).

En mai dernier, le patron de la DGSI, Patrick Calvard, avait fait part de ses inquiétudes sur une nouvelle forme de terrorisme jihadiste, " avec des engins explosifs", dans des lieux très fréquentés. "Je suis persuadé qu'ils passeront au stade des véhicules piégés et des engins explosifs, et ainsi qu'ils monteront en puissance ".

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