30 % des patients sont mal diagnostiqués aux urgences — Infarctus

07 Septembre, 2016, 01:58 | Auteur: Jonathan Ford
  • Le risque d'une erreur de diagnostic est de 40 % chez les femmes

L'étude a aussi montré que lorsque des limites différentes sont appliquées au test couramment utilisé de troponine, plus de femmes reçoivent un diagnostic correct de crise cardiaque. Ce sont surtout les femmes et les insuffisants cardiaques de plus de 80 ans qui sont victimes de mauvais diagnostics.

Un infarctus du myocarde sur trois (29,9 %) serait mal diagnostiqué dès l'entrée aux services d'urgences, selon une étude publiée dans l'European Heart Journal. Résultat: ils ne bénéficient pas des soins appropriés et ont un risque accru de décéder à la suite de leur crise cardiaque. Ils ont analysé minutieusement les dossiers médicaux de 600 000 personnes admises dans 243 structures sanitaires d'Angleterre et du Pays de Galles, à cause d'un problème d'infarctus d'avril 2004 à mars 2013. Le diagnostic initial façonne le traitement à court terme, et parfois à long terme. C'est ce diagnostic difficile qui entraîne de mauvaises prises en charge et une surmortalité. Pour les autres, le traitement sera médicamenteux avec des antiagrégants et des anticoagulants.

Les scientifiques britanniques montrent en effet que les patients atteints d'un infarctus NSTEMI sont les plus susceptibles d'être mal diagnostiqués.

Les femmes avaient un risque 59 % plus élevé que les hommes de diagnostic initial erroné lorsque leur diagnostic final était un infarctus dans lequel l'artère principale amenant le sang au cœur était totalement bloquée et 41 % plus élevé que les hommes, dans le cas plus courant d'un infarctus dans lequel une ou plusieurs artères sont bloquées partiellement.

Des travaux précédents ont déjà illustré cette difficulté en soulevant que la gente féminine ne présente pas les mêmes symptômes que les hommes. Des décès qui auraient pu être évités grâce à une bonne prise en charge puisque sur les 389.000 patients victimes d'un infarctus NESTEMI, environ 114.000 d'entre eux sont morts un an après l'attaque. Chez ces derniers, une douleur dans le thorax qui irradie dans le bras gauche jusqu'à la mâchoire évoque un infarctus, tandis que les femmes se plaindront plutôt d'essoufflement ou de douleurs gastriques (voir la vidéo ci dessous).

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