Le ballet des candidats LR à la primaire pour s'éviter

06 Septembre, 2016, 09:54 | Auteur: Lynn Cook
  • Le ballet des candidats LR à la primaire pour s'éviter

Dino Cinieri reste donc fidèle à Nicolas Sarkozy, pour lui c'est l'homme de la situation "C'est un homme qui est visionnaire, compétant qui a su tirer la France vers le haut". Et notamment sur le positionnement politique. Poursuivant sur le même ton, Nicolas Sarkozy enchaîne: "Je ne suis pas le candidat de l'hypothétique voix du juste milieu, qui va un peu à droite un peu à gauche, au gré du vent". En effet, un sondage de l'institut YouGov publié sur Le HuffPost et Itélé, explique que plus d'un Français sur deux (56%) est certain de ne pas faire confiance aux organisateurs de la Primaire les Républicains "pour désigner en toute transparence le futur candidat de la droite et du centre "... Il s'est fait tacler par Nicolas Sarkozy sur cette proposition: "Je n'aime pas les codes de bonne conduite". "Ce n'est pas tout, l'ancien chef de l'Etat entend aussi " restreindre le regroupement familial ", porter à dix le nombre d'années de résidence sur le territoire pour devenir français, et enfin il souhaite " supprimer l'aide médicale d'Etat " qui serait remplacée par une aide couvrant seulement les " urgences vitales".

Emmanuel Macron, qui entretient le flou autour de ses intentions pour 2017, a exprimé à plusieurs reprises le souhait de vouloir rassembler au sein de son mouvement l'ensemble des "progressistes", au-delà du clivage droite-gauche.

Pourtant, Nicolas Sarkozy assure que dans cette campagne, il "a fait un choix, celui de ne répondre à aucune attaque, celui de ne pas souffler sur des braises qui n'ont pas besoin d'être attisées". Dès le début du discours, le ton est donné: définitivement pour l'ancien président, la compétition se passera entre eux deux.

Nicolas Sarkozy a manifestement suivi avec attention le discours d'Alain Juppé. À peine François Fillon avait-il fini son discours qu'arrivait Alain Juppé. Le terme "pugilat", utilisé hier par le maire de Bordeaux dans son expression "le débat plutôt que le pugilat" est aussitôt repris en allusion directe.

"Ici, à La Baule, je veux dire avec force qu'il n'y aura pas d'alternance si la campagne des primaires devait continuer sur la base d'un pugilat". Mais en coulisses, chaque équipe des principaux candidats a en tête une autre étape: vendredi sera la date limite de dépôt des candidatures à la primaire.

"Je n'ai pas d'adversaires, je n'ai pas d'ennemis, j'ai des concurrents".

Les orateurs de la droite se sont efforcés ce week-end d'afficher le visage d'une famille unie lors de l'université de rentrée des Républicains à La Baule (Loire-Atlantique), conclue par une mise en garde de Nicolas Sarkozy contre le risque d'une dislocation de son camp avant l'élection présidentielle de 2017. Et même si, comme Alain Juppé, il ne l'a jamais nommé, les attaques contre Nicolas Sarkozy ont été virulentes. "C'est vrai. Quel qu'il soit", a aussitôt répondu Gilles Boyer, directeur de campagne d'Alain Juppé sur twitter.

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