En Chine, Hollande fixe les priorités du dernier G20 de son quinquennat

06 Septembre, 2016, 09:57 | Auteur: Lynn Cook

Xi Jinping a par ailleurs tout fait pour que les contentieux avec les pays de la région ne viennent pas "polluer" le sommet du G20.

Dans la foulée, l'agent a même tenté d'empêcher Mme Rice de rejoindre le président, se précipitant dans sa direction quand elle a voulu passer sous le cordon bleu qui délimitait l'espace réservé pour le passage de M. Obama, échangeant des propos peu amènes avec la délégation américaine. Une erreur de protocole qualifiée de "red carpet gate" ("scandale du tapis rouge") par la presse, et qui révélatrice des frictions entre les Etats-Unis et la Chine.

Selon le South China Morning Post, le ministère des Affaires étrangères chinois explique que le staff de la Maison Blanche aurait refusé les dispositifs mis en place à l'aéroport et décidé de faire débarquer leur Président selon leurs consignes de sécurité internes. Sauf qu'aucun opérateur bilingue n'aurait pu être déniché à temps. Un fonctionnaire chinois a sommé les journalistes pourtant accrédités par la Maison Blanche de sortir de la zone d'atterrissage en hurlant "C'est notre pays, notre aéroport!". A sa descente, la délégation américaine a été traitée de manière "brutale" selon le journaliste Mark Landler du "New York Times", membre de la délégation. Barack Obama utilise les prérogatives du pouvoir exécutif pour adopter les méthodes visant à faire baisser les émissions polluantes des États-Unis, mais échappe donc à la contrainte légale du traité international.

"La grande classe, la Chine, comme toujours". "On a même craint que la confrontation ne devienne physique". Le président Obama a fait publiquement part de cet incident dès dimanche en soulignant: "''il est important que la presse ait accès au travail que nous sommes en train de faire, qu'elle ait la possibilité de poser des questions".

Le président américain a toutefois tenté d'apaiser les choses, convenant que "l'empreinte sécuritaire" de ses déplacements peut parfois déconcerter. "La Chine est à la recherche d'une nouvelle normalité dans une société de moyenne abondance et son gouvernement veut mettre fin aux excès, qu'il s'agisse de la pollution, de l'endettement public ou de la bulle immobilière", observe un fin connaisseur du pays de passage à Paris.

Reste que l'ancien ambassadeur du Mexique en Chine, Jorge Guajardo, a estimé dans le "Guardian" que la mauvaise réception de la délégation américaine par les autorités chinoises n'était pas un hasard.

Parmi celles-ci, beaucoup sont des mesures anti-dumping ou de nature similaire dans le commerce de l'acier et d'autres métaux, telles que la décision prise en août dernier par l'UE d'imposer des droits anti-dumping sur les produits sidérurgiques chinois.

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