45 % des Français le verraient président de la République — Emmanuel Macron

06 Septembre, 2016, 09:55 | Auteur: Sandy Vega
  • Emmanuel Macron à son arrivée à l'Elysée le 27 juillet 2016 à Paris
          BERTRAND GUAY- AFP

François Hollande a déclaré lundi depuis Hangzhou (est de la Chine) que lui et son gouvernement avaient agi "complètement" depuis 2012, en réponse à une déclaration d'Emmanuel Macron qui a reproché à l'exécutif d'avoir fait "beaucoup de choses à moitié". Macron n'est pas tendre non plus sur le bilan de François Hollande.

"Pour avoir le soutien (des populations, ndlr), on a expliqué qu'on allait protéger tel ou tel intérêt, qu'on allait accepter des choses qui ne sont pas conformes aux lois de la République", a-t-il déploré. En attendant, Emmanuel Macron critique le système politique avec des piques plus particulières pour Nicolas Sarkozy ou le Parti socialiste et ses différentes tendances.

"J'apprécie le courage de cet homme", a dit l'ex-ministre de l'Economie et candidat pour 2017.

Mon objectif est uniquement que les idées progressistes soient présentes au second tour de l'élection présidentielle et gagnent pour pouvoir transformer notre pays.
C'est ce qu'il a déclaré ce midi, invité de l'émission Questions Politiques sur France Inter, en partenariat avec France Télévisions et Le Monde.

Face à "une gauche statutaire, conservatrice" incarnée, selon lui, par Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg, "je suis de cette gauche du réel, ma filiation politique, c'est Mendès France, c'est Michel Rocard", a-t-il souligné.

" Là c'est trop", a reconnu Emmanuel Macron au sujet de l'empressement de la presse people à couvrir sa vie de famille".

M. Macron a également assuré n'avoir "jamais dit qu'(il) n'était ni de droite, ni de gauche".

Il a par ailleurs jugé que "la droite orléaniste, libérale" était "beaucoup plus proche" de "cette gauche du réel" qu'elle "ne l'est de Nicolas Sarkozy ou des conservateurs de droite".

"Sa vision de l'identité française est une forme de rabougrissement de la France, il exprime la brutalité sociale, le cynisme, l'irresponsabilité dans sa politique européenne", indique Emmanuel Macron dans le JDD. Il dit défendre la laïcité au nom de l'unité du pays mais ce qu'il propose fracture au contraire le pays et nourrit les communautarismes: "c'est incohérent".

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