Le PKK revendique une attaque qui a tué onze policiers en Turquie

27 Août, 2016, 09:59 | Auteur: Lynn Cook
  • Un bâtiment de la police dévasté sur plusieurs étages./AFP

Tous étaient des policiers antiémeute, visés par une voiture piégée qui a explosé devant un poste de contrôle de la ville de Cizre, dans la province de Sirnak, à la frontière avec la Syrie dans le sud-est de la Turquie.

Deux blessés se trouvaient dans un état grave.

Dans un communiqué publié sur un site Internet du groupe, le PKK a également déclaré qu'il ne visait pas Kemal Kilicdaroglu, leader du principal parti d'opposition de la Turquie, dans une attaque lancée jeudi dans la province d'Artvin, dans le nord-est du pays. Les images diffusées par la télévision turque montraient une important fumée noire s'élevant dans le ciel. Mais Murat Karaliyan, un des chefs du PKK, accuse la Turquie de viser davantage les kurdes que l'organisation djihadiste et dénonce un " accord " passé entre Ankara et l'EI. Ces affrontements ont fait une dizaine de morts depuis qu'un cessez-le-feu entre les deux parties a pris fin pendant l'été 2015.

Cette opération militaire n'a pas que pour but de renforcer la sécurité en dehors des frontières turques: elle est un moyen pour Recep Tayyip Erdogan de donner une preuve de son pouvoir et de se rapprocher de l'armée turque, près d'un mois et demi après la tentative ratée de coup d'Etat du 15 juillet menée par des militaires opposés au président.

"L'EI n'a jamais abandonné une localité en une journée sans combattre", a-t-il déclaré à l'agence pro-PKK Firat.

Le PKK, mouvement armé actif depuis 1984 sur le sol turc, est considéré comme un groupe terroriste non seulement par la Turquie, mais aussi par l'Union européenne et les Etats-Unis.

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