Les chars Turcs ont pénétré en Syrie

26 Août, 2016, 01:31 | Auteur: Lynn Cook

L'opération turque vise aussi à contenir toute progression supplémentaire des peshmergas dans le nord de la Syrie et empêcher la jonction des zones contrôlées par les miliciens kurdes à la frontière turque.

Un responsable turc a indiqué jeudi qu'une vingtaine de blindés turcs se trouvaient désormais en territoire syrien et que de nouveaux chars et véhicules du génie mécanique allaient être envoyés sur place.

Selon l'agence gouvernementale Anadolu, seul un rebelle syrien a été tué et dix autres blessés.

L'agence progouvernementale a ajouté, citant des sources sécuritaires, que l'intervention turque contre les combattants du PYD se poursuivrait tant qu'ils n'auraient pas entamé leur retrait.

Le quotidien Hurriyet a indiqué que des drones turcs avaient détecté les éléments du PYD à 10 km au nord de la ville de Manbej.

L'armée turque, soutenue par les forces de la coalition internationale antijihadiste, a lancé avant l'aube une vaste opération avec des avions de combat et ses forces spéciales pour chasser Daech de Jarablos, localité syrienne frontalière de la Turquie et dernier point de passage contrôlé par les terroristes.

La Turquie a pris la décision de lancer cette opération militaire après avoir été la cible mardi de tirs de mortiers et de roquettes lancés sur la ville de Karkamis, située au sud-est et la ville de Kilis à l'Ouest.

Après plusieurs attaques meurtrières de l'EI en Turquie depuis 2015, le gouvernement, longtemps accusé de complaisance à l'égard des jihadistes, ne pouvait que réagir.

L'autre grand objectif avoué de l'opération est de mettre un terme à l'avancée de milice kurde.

Une expansion territoriale qui, selon Ankara, renforcerait la position des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en Turquie.

Washington a dit aux milices kurdes de Syrie de ne pas franchir l'Euphrate vers l'ouest, a déclaré mercredi le vice-président américain Joe Biden, lors d'une conférence de presse à Ankara avec le Premier ministre turc Binali Yildirim.

Jeudi, à Stockholm, où il s'est déplacé ensuite, M. Biden a estimé que "les Turcs sont prêts à rester aussi longtemps qu'il le faudra (en Syrie) dans l?objectif de neutraliser l'EI", saluant "le changement graduel de mentalité" d'Ankara à l'égard du mouvement jihadiste.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a expliqué que Jarablos était tombée car il y a eu "très peu de résistance" de la part des djihadistes, qui auraient fui avant les combats.

Jeudi, le chef de la diplomatie américaine John Kerry a indiqué au téléphone à son homologue turc Mevlüt Cavusoglu que "les forces YPG/PYD sont en train de se replier vers l'est de l'Euphrate", selon un communiqué des services du ministre turc.

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