Obama adoube Hillary Clinton et dénonce Trump — Convention democrate

04 Août, 2016, 08:42 | Auteur: Lynn Cook
  • Christine Leinonen, la mère de Christopher Leinonen victime de l'attentat d'Orlando accompagnée

Hillary Clinton monte sur scène, venue officiellement accepter l'investiture démocrate dans la course à la Maison-Blanche, une première pour une femme dans l'histoire politique américaine.

" C'est avec humilité, détermination et une confiance sans limites dans la promesse de l'Amérique que j'accepte votre nomination", a déclaré Hillary Clinton".

Ce sont aussi quatre publications majeures qui soutiennent la candidate Démocrate Hillary Clinton contre son rival Républicain Donald Trump. Les yeux du futur-ex Président étaient humides lorsqu'il récitait son discours. "So proud", a-t-elle tweeté devant la réussite de sa fille.

"Nous sommes lucides devant ce à quoi notre pays est confronté".

Barack Obama s'est également efforcé d'adresser un message optimiste contrastant avec la vision qu'expose Donald Trump, celle d'une Amérique assiégée par les immigrants clandestins, menacée par la délinquance et le terrorisme.

Le Président a aussi fait les éloges de la candidate, sénatrice de New York durant les attentats du 11 septembre 2001, qui a été son adversaire durant les primaires démocrates de 2008 et a été sa secrétaire d'Etat entre 2009 et 2013, assistant à l'opération Neptune Spear au terme de laquelle Oussama ben Laden a été tué.

"Il y a huit ans, Hillary et moi étions rivaux, nous sommes affrontés des mois". En lançant le mot d'ordre "ensemble ", elle n'a pas manqué non plus d'écorcher son adversaire, qu'elle accuse de diviser les États-Unis "du reste du monde et les uns et les autres ".

Elle a promis d'être "la présidente des démocrates, des républicains, des indépendants" et de mettre l'emploi au centre de sa présidence si elle l'emportait le 8 novembre. Contrairement, estime-t-elle, à son rival républicain: "Donald Trump dit, je cite 'J'en sais plus sur le groupe EI que les généraux'".

Dans une mer de drapeaux américains, précédée à la tribune par un général et un arc-en-ciel d'Américains de toutes origines et toutes religions, Hillary Clinton, 68 ans, a fait plus que reprendre le flambeau du Parti démocrate: c'est en défenderesse de la Constitution et des valeurs américaines qu'elle s'est érigée jeudi soir.

Ce discours d'Hillary Clinton devait être le point d'orgue de la convention démocrate après les interventions parfois électrisantes du président Barack Obama, du vice-président Joe Biden et de l'actuelle première dame, Michelle Obama.

"Quand elle était en France, je me rappelle d'une note sur la tour Eiffel, une autre sur les idées qu'elle espérait ramener pour aider les enfants de l'Arkansas", s'est-elle souvenu dans ce discours qu'elle avait dit avoir préparé pendant des semaines et répété devant son mari le banquier d'affaires Marc Mezvinsky. "Mes chers compatriotes, c'est sans hésitation et sans réserve que je vous assure qu'Hillary Clinton sera exactement le type de commandante en chef dont a besoin l'Amérique", a déclaré John Allen dans une allocution martiale, contestée par quelques délégués pacifistes.

La candidate démocrate a esquissé les lignes d'un programme somme toute assez classique, mais orienté vers la gauche suite à la primaire qui l'a opposée à Sanders.Thèmes principaux: emplois, salaire minimum, éducation gratuite; égalité entre tous les citoyens; et une mention spéciale au traité transpacifique (TPP), auquel beaucoup de Démocrates (et de Républicains) s'opposent. "Un homme que vous pouvez hameçonner avec un gazouillis n'est pas un homme à qui vous pouvez confier des armes nucléaires".

Une convention politique américaine est d'abord une kermesse dominée par un brouhaha permanent.

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