Hollande dénonce les "excès" de Trump qui donnent un "haut-le-coeur"

04 Août, 2016, 01:40 | Auteur: Lynn Cook
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"Je crains que cette élection soit truquée, je dois être honnête", a lancé Donald Trump devant des partisans réunis à Columbus (Ohio).

Pour le candidat républicain, Clinton est "inapte" * Des doutes au sein du camp de Donald Trump (Actualisé avec réponse de Paul Ryan dernier §) WASHINGTON, 3 août (Reuters) - Les récentes attaques de Donald Trump contre la famille d'un officier musulman de l'US Army tué en Irak sont une nouvelle preuve que le candidat républicain n'est pas digne de devenir président des Etats-Unis, a déclaré mardi Barack Obama.

Ces approximations quant à la non-participation de Donald Trump à une guerre, interviennent au moment où il est fortement critiqué pour des propos déplacés à l'égard des parents musulmans d'un soldat américain, Humayun Khan, tué en Irak en 2004.

Par ailleurs, François Hollande a souligné que l'élection de Trump pourrait avoir des conséquences sur l'élection présidentielle française et pourrait conduire "à une droitisation très forte ou, au contraire, à une correction", soulignant que "la campagne américaine indique des thèmes qui se retrouvent ensuite dans la campagne française". Il reprochait à Donald Trump son projet d'interdire aux musulmans l'entrée aux Etats-Unis.

Avec ses attaques, Donald Trump a touché le nerf d'un sujet tabou aux Etats-Unis, où les militaires sont traditionnellement perçus comme des héros défenseurs de la liberté et régulièrement honorés, depuis les cours d'école jusque dans les stades sportifs.

Mais le sénateur de l'Arizona, ayant lui-même fait l'objet des moqueries de Donald Trump, n'a pas pour autant retiré son soutien au candidat républicain. "Quel faut-il conclure au sujet de votre parti qu'il en soit le porte-drapeau", a ajouté le président américain.

Le risque, pour le parti républicain, est de se présenter en ordre dispersé aux élections présidentielle et législatives du 8 novembre, alors qu'Hillary Clinton dispose de l'appui inconditionnel de tout l'appareil démocrate et du président sortant, Barack Obama. Lorsqu'il avait attaqué John McCain, le tollé était tel que beaucoup pensaient qu'il ne s'en relèverait pas. Et pourtant, il a remporté la nomination républicaine contre ses 16 adversaires et en mai. Même Chris Christie, gouverneur du New Jersey, jusque-là soutien indéfectible du candidat, a pris mardi ses distances avec les propos de M. Trump, " déplacés ", selon lui. Portée par un rebond post-convention, elle avait sept points d'avance dans un sondage CBS publié lundi. Et malgré ses dérapages fréquents, Donald Trump était jusque-là au coude-à-coude dans les sondages avec sa rivale. "Sa femme n'avait certainement pas la permission de parler", avait-il commenté.

Les défections se sont accélérées après la fin des primaires, en juin: Brent Scowcroft, ancien conseiller à la sécurité nationale du président George H.W. Bush; Richard Armitage, ancien secrétaire d'Etat adjoint du président Bush fils; Hank Paulson, ancien secrétaire au Trésor du même président; et plusieurs anciens élus ont annoncé qu'ils voteraient pour Hillary Clinton. "Les meilleurs discours d'Adolph Hitler ".

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