Clinton accepte d'être la candidate démocrate à la présidentielle

04 Août, 2016, 06:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Tim Kaine lors de son discours devant la convention démocrate le 27 juillet 2016 à Philadelphie

"Nous relèverons les défis comme nous l'avons toujours fait", a-t-elle défendu, mettant en valeur son projet d'une économie "dans laquelle tous ceux qui veulent un emploi bien payé peuvent en trouver un" contre le "mur" de son adversaire républicain.

"C'est avec humilité, détermination et une confiance sans limites dans la promesse de l'Amérique que j'accepte votre nomination pour la présidence des Etats-Unis", a-t-elle déclaré, en clôture de la convention qui l'avait adoubée mardi, sept semaines après la fin des primaires. Cela faisait longtemps qu'elle attendait ce moment, au moins depuis huit ans, après son échec face à Barack Obama en 2008. Son discours a été notamment marqué par les piques lancées à son rival, Donald Trump.

"Je sais qu'avec elle comme commandant en chef, notre politique étrangère ne se réduira pas à une relation d'affaires". Dans son speech, elle a souligné que les Américains avaient besoin de travailler ensemble. Sans soutenir l'un ou l'autre, on constate le choix clair de ces grandes rédactions réputées au détriment de Donald Trump qui ne manquera pas de s'en servir pour dénoncer "le système". La meilleure réponse à ce sujet a été donnée il y a déjà longtemps par le président démocrate Roosevelt, dans des temps vraiment durs, et Clinton l'a cité: "La seule chose qui doit nous faire peur, c'est la peur elle-même". "Elle a passé la soirée à mépriser les Américains comme elle l'a fait toute sa vie", a assuré Stephen Miller, l'un des proches du milliardaire new-yorkais dans un communiqué. Et rappelé au passage ses faillites.

"Rien ne vous prépare véritablement aux exigences du Bureau ovale (.) Mais Hillary a été présente dans cette pièce, elle a pris part aux décisions", devait-il affirmer à la tribune selon des extraits de son discours diffusés par la Maison Blanche.
Ce ne sera pas facile mais, croyez-moi, nous vaincrons.

Mais elle est redevenue solennelle pour décrier des promesses creuses du républicain, assimilé à ces "petits hommes gouvernés par la peur et l'orgueil". "Nous devons élire Hillary Clinton", a-t-il déclaré lundi soir. "Assez d'intolérance et de grandiloquence".

D'après les derniers sondages l'ancienne Secrétaire d'Etat est désormais au coude-à-coude avec Donald Trump.

Le texte de Mme Clinton n'était pas sans autocritique. L'unité a été acquise par quelques orateurs marquants de cette semaine: Joe Biden, qui a ravivé la flamme du patriotisme mercredi; Bernie Sanders, qui a tout fait pour que ses électeurs se rallient au parti démocrate, malgré les scandales et les fuites d'e-mails; et Barack Obama, qui a hier presque donné les clés de la Maison Blanche à Hillary Clinton.

"Je suis tellement reconnaissante qu'elle soit ma mère, je suis tellement reconnaissante qu'elle soit la grand-mère de Charlotte et Aidan (.) Et grand-maman serait tellement, tellement fière de toi", a-t-elle dit avec un sanglot dans la voix.

L'objectif principal d'Hillary, comme elle le dit elle-même, c'est de créer plus de chances et plus d'emplois avec de meilleurs salaires.

C'est l'électorat blanc et ouvrier de cette région que convoite également Donald Trump.

Pour souligner la constance de cet engagement, l'ancienne première dame invoquera dans son discours son livre de 1996, "Il faut tout un village pour élever un enfant", a expliqué un responsable de son équipe jeudi.

Clinton a remercié Obama d'avoir rendu l'Amérique "plus forte" et son rival Bernie Sanders.

Et c'est par un discours enflammé qu'elle a conclu la convention démocrate, dans une mer de drapeaux américains.

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