Barack Obama: Trump n'est "pas qualifié" pour être président des Etats-Unis

04 Août, 2016, 04:19 | Auteur: Aubrey Nash
  • La tombe du capitaine Humayun Khan mort en Irak en 2004 en tentant de sauver ses hommes à Arlington en Virginie le 1er août 2016

Avec une férocité peu habituelle, Barack Obama a étrillé le candidat républicain en affirmant, mardi 2 août, qu'il n'était " pas qualifié pour être président ". " a-t-il demandé alors que le président de la Chambre des représentants, du chef de la majorité au Sénat et de républicains de premier ordre comme John McCain critiquent régulièrement leur candidat pour ses dérapages".

Le père du capitaine Khan, invité à parler à la convention démocrate, avait notamment critiqué le projet de Donald Trump d'interdire à tous les musulmans l'entrée sur le territoire américain.

En dénigrant par la suite les parents éplorés d'un soldat américain de religion musulmane tombé au combat pour les États-Unis, Trump a réussi à combiner sa hargne islamophobe à son indifférence légendaire aux vétérans américains. Mme Khan s'est depuis défendue en expliquant qu'elle ne s'est pas exprimée simplement parce-que au moment où son époux livrait son discours, des photos de son fils défunt étaient diffusées et cela lui était insupportable.

Hillary Clinton dispose même d'un avantage encore plus conséquent selon une autre enquête d'opinion CNN-ORC, qui lui donne 52% des intentions de vote, contre 43% à M. Trump. Répondant au nom de Ghazala, elle était là pour soutenir son mari et honorer leur fils. Le milliardaire a répondu en critiquant la mère du soldat, restée silencieuse. "Moi, j'aime les gens qui n'ont pas été capturés", avait lancé le milliardaire il y a un an. Car c'est là l'enjeu de la campagne pour Trump, prouver à Obama et aux démocrates qu'il peut devenir président.

Le sénateur républicain John Mc Cain à Washington le 9 février 2016
Le sénateur républicain John Mc Cain à Washington le 9 février 2016

Donald Trump est-il en train de perdre du terrain après l'affaire de la famille Khan? "Répugnants", "impardonnables", les déclarations de Trump ont provoqué une levée de boucliers chez les démocrates, chez les anciens combattants et jusque dans son propre camp républicain.

Il a ajouté qu'il n'avait jamais mis en doute les compétences de ses adversaires républicains lors des scrutins de 2008 et de 2012, respectivement John McCain et Mitt Romney, mais qu'il en allait autrement pour Donald Trump. Des républicains importants, dont un premier membre du congrès, lui retirent leur soutien. Dénommée " Dangerous president " elle imagine le Républicain, devenu entre temps président, collé à ses réseaux sociaux qui loupe un appel urgent en provenance du téléphone rouge.

Cette voix est celle de Jeff Weaver, directeur de la campagne de Bernie Sanders, l'ex-rival progressiste de Hillary Clinton, lequel, appuie dorénavant la candidate démocrate. Les électeurs n'avaient pas non plus tenu rigueur à George W. Bush d'avoir fait son service dans la garde nationale qui ne participait pas à la guerre au Vietnam, ou même à Bill Clinton d'avoir écrit à un officier en 1969 pour le remercier de l'avoir "sauvé de la conscription".

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