Hillary Clinton accepte "avec humilité et détermination" l'investiture démocrate

03 Août, 2016, 02:16 | Auteur: Lynn Cook

Hillary Clinton est la première femme candidate d'un parti majeur à la présidentielle américaine.

Plus de 55% des Américains ont une opinion défavorable d'elle, selon les enquêtes d'opinion, une cote très dégradée durant les primaires, sous les coups de boutoir des républicains et de son ex-rival Bernie Sanders, qui s'est toutefois rallié au nom de l'unité. Des fans irréductibles de Bernie Sanders, déçus par la défaite de leur champion et écoeurés par les emails internes du parti (révélés par Wikileaks) qui montrent une méfiance vis-à-vis du sénateur, laissent éclater leur colère.

Pour des élus démocrates comme le sénateur du Massachusetts Edward Markey, Hillary Clinton a trouvé la formule gagnante: "Chaque famille américaine ayant entendu le discours pense que c'est un message fantastique pour notre pays", a-t-il déclaré.

" Surtout, ne croyez pas quelqu'un qui dit:"Je suis le seul à pouvoir le faire", a-t-elle lancé. Ce furent les mots de Donald Trump à Cleveland".

"Je ne reconnais pas le pays décrit par Donald Trump", a lancé Hillary Clinton dans la nuit chaude. "Cela devrait tous nous inquiéter." l'Amérique ne dit pas ça, elle dit NOUS allons les régler ensemble ".

Avec son colistier Tim Kaine, elle est partie vendredi de Philadelphie vers la "Rust Belt", ces régions désindustrialisées de l'ouest de la Pennsylvanie et de l'Ohio, afin de promouvoir le plan d'investissement qu'elle veut faire adopter si elle est élu dans les 100 premiers jours de son mandat - le plus grand depuis la Seconde guerre mondiale, selon elle. Ce ne sera ni facile, ni rapide.

Khizr Khan a attaqué Donald Trump sur ses propos hostiles aux musulmans et a demandé à l'homme d'affaires s'il avait "jamais lu la Constitution" avant d'en brandir un exemplaire qu'il a proposé de lui prêter.

"Mais nous n'avons pas peur". "Nous ne construirons pas un mur", a-t- elle affirmé sur la scène du Wells Fargo Center, lors de la dernière soirée de la convention démocrate. Et pour rassurer ses partisans, elle a aussi fait le point sur l'économie en annonçant: "Nous bâtirons une économie dans laquelle tous ceux qui veulent un emploi bien payé peuvent en trouver un".

Clinton avait été précédée à la tribune de la convention par sa fille Chelsea Clinton, qui a également fait sa part pour humaniser sa mère. "Je suis heureuse pour les garçons et les hommes aussi, car quand une barrière tombe pour quelques-uns en Amérique, cela ouvre l'espace pour tous".

Peu avant, le vice-président Joe Biden, qui avait un temps caressé l'idée de se présenter face à elle aux primaires démocrates, avait insisté sur le symbole que représenterait " pour nos filles et nos petites-filles", l'arrivée d'Hillary Clinton dans le bureau ovale. Certains d'entre vous sont frustrés, même furieux. Sans soutenir l'un ou l'autre, on constate le choix clair de ces grandes rédactions réputées au détriment de Donald Trump qui ne manquera pas de s'en servir pour dénoncer "le système".

"J'ai dit (jusqu'à maintenant) que nous allons nous en tenir à remporter la bataille contre elle le 8 novembre, mais vous savez quoi? Mais nous n'avons pas peur", a déclaré l'ancienne secrétaire d'Etat, qui a brossé un tableau beaucoup plus optimiste des Etats-Unis que celui qu'avait exposé la semaine dernière son rival républicain.

Elle s'est fixé pour "mission prioritaire" de créer davantage d'opportunités et de bons emplois avec des salaires en hausse, et d'affronter des ennemis déterminés et des "menaces et turbulences" aux Etats-Unis comme à travers le monde.

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