Erdogan accuse les Occidentaux de "soutenir le terrorisme" et les putschistes

03 Août, 2016, 00:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Recep Tayyip Erdogan

"Ceux que nous imaginions être nos amis prennent le parti des putschistes et des terroristes", a-t-il répété lors d'un forum économique à la présidence.

Le Premier ministre turc avait déjà affirmé en juillet que son gouvernement avait envoyé des dossiers aux Etats-Unis pour demander l'extradition du prédicateur Fethullah Gülen accusé d'être lié à la tentative de putsch.

"Quand on dit cela tout haut, ces messieurs (de l'UE) sont très mal à l'aise".

Le chef de l'Etat turc s'est aussi insurgé contre la décision des autorités allemandes de lui interdire de s'adresser par un lien vidéo à ses partisans rassemblés dimanche à Cologne (ouest de l'Allemagne) pour soutenir la démocratie.

Il a rejeté les critiques des Européens sur les mesures prise après le coup, soutenant que "l'état d'urgence respecte les procédures européennes".

1/81 La tentative de coup d'Etat militaire du 15 juillet a coûté à l'économie turque près de 100 milliards de francs, a déclaré le ministre du commerce cité par la presse turque mardi.

Le responsable turc, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, a indiqué que des mandats d'arrêt avaient été lancés contre 98 membres du personnel hospitalier, "dont des médecins militaires".

Jusqu'ici, la purge, rondement menée dans une Turquie sous état d'urgence, a touché de plein fouet l'armée - qui a vu le limogeage de près de la moitié de ses généraux -,- la justice, l'éducation et la presse.

Selon le responsable turc, le personnel de l'hôpital est soupçonné d'avoir permis l'entrée de sympathisants du prédicateur Fethullah Gülen dans l'armée.

" Il y a des éléments forts qui laissent penser que les membres du FETO (terme désignant les réseaux de Gülen) ont infiltré cette institution pour ralentir la carrière de leurs rivaux dans l'armée et permettre à leurs sympathisants de progresser rapidement dans leur propre carrière ".

Dans une déclaration à la télévision italienne, M. Erdogan a par ailleurs sommé mardi les juges italiens de "s'occuper de la mafia" plutôt que de son fils aîné Bilal, visé à Bologne par une enquête pour blanchiment d'argent. "(...) C'est ça l'Etat de droit?" a-t-il déclaré. "Les acteurs ont agi dans le pays selon un scénario qui avait été écrit depuis l'étranger". Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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