Ankara a envoyé des "dossiers" sur Gülen à Washington

02 Août, 2016, 02:44 | Auteur: Lynn Cook

Comme pour les fonctionnaires de l'éducation, elles sont accusées d'être proches du prédicateur Fethullah Gülen, l'homme derrière la tentative de putsch selon Ankara.

De nouvelles arrestations vont par ailleurs avoir lieu dans les rangs de l'armée et parmi les juges, en plus des quelque 6.000 déjà intervenues depuis l'échec du putsch, a dit le ministre de la Justice Bekir Bozdag, cité par la chaîne NTV.

Le FMI a appelé à "préserver" les institutions démocratiques, "piliers" des progrès économiques de ce pays, après le putsch manqué qui a provoqué une "certaine volatilité" financière. Près de 9 000 fonctionnaires du ministère de l'Intérieur ont été suspendus de leurs fonctions.

La livre turque a ainsi décroché mardi pour se rapprocher de son plus bas niveau de vendredi soir (0,2972 dollar). Binali Yıldırım a aussi réaffirmé, hier, la conviction du pouvoir turc de l'implication dans le coup d'Etat avorté du prédicateur musulman installé en Pennsylvanie, où il bénéficie d'une carte de résident permanent. Ces officiers supérieurs proviennent de l'armée de l'air, de terre, de la Marine et des quatre coins du pays et sont tous soupçonnés d'avoir pris part au putsch raté qui a fait au moins 308 morts et plus de 1400 blessés. Elle se fera "dans le cadre du droit", a soutenu le chef du gouvernement, en réponse aux inquiétudes de l'Union européenne et des États-Unis. Vingt-six généraux et amiraux, dont l'ancien chef de l'armée de l'air, le général Akin Oztuk, ont été placés en détention préventive après avoir été inculpés, notamment, de "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel", de "tentative d'assassinat" du président Erdogan et de "constitution d'une organisation armée". La demande officielle d'extradition de M. Gülen doit être prochainement envoyée.

Par ailleurs, le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré hier qu'un éventuel rétablissement de la peine capitale nécessitait un débat au Parlement.

Au lendemain de la tentative ratée de putsch en Turquie, Recep Tayyip Erdogan avait annoncé que les rebelles paieraient "le prix fort". "J'ai toujours été contre l'intervention des militaires dans la politique intérieure", a-t-il assuré.

Après l'attentat de Nice la lutte contre le terrorisme était aussi au coeur de la rencontre. Citant une source diplomatique, le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat précise que ce diplomate a été interpellé dimanche peu après son arrivée à l'aéroport de Dammam (est), et ce, à la demande d'Ankara. Mais le déplacement de John Kerry avait aussi pour but d'évoquer les derniers mois de la présidence de Barack Obama et en particulier le sommet sur les réfugiés que le président américain organise le 20 septembre. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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