Le président turc veut contrôler le renseignement et l'état-major

01 Août, 2016, 02:13 | Auteur: Lynn Cook
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Le président turc a annoncé la fermeture de toutes les écoles militaires, la nomination de nouveaux membres des pouvoirs civils (ministres) au Conseil militaire suprême et une réforme constitutionnelle pour contrôler directement les chefs d'état-major. Cem Özdemir, patron des Verts et lui-même d'origine turque, a estimé dans un entretien à des journaux allemands que "les partisans d'Erdogan qui veulent intimider les autres doivent être punis avec toute la rigueur de la loi".

"Nous allons introduire une petite réforme constitutionnelle (au Parlement) qui, si elle est approuvée, fera passer le service national de renseignement et les chefs d'état-major sous le contrôle de la présidence", a-t-il déclaré.

L'appel à la manifestation, dont le mot d'ordre est "contre le coup d'Etat et pour la démocratie", a été lancé par l'Union des démocrates européens turcs (UETD), un lobby pro-Erdogan. Elle a aussi dispersé une manifestation de 250 personnes réunies dans le centre-ville à l'appel d'un groupe islamophobe local. Finalement, c'est le ministre turc de la Jeunesse et des Sports, Akif Cagatay Kilic, qui s'exprimera sur place.

Ils ont entonné l'hymne turc, puis l'hymne allemand, avant qu'une minute de silence soit respectée en mémoire des victimes du coup d'Etat raté de la mi-juillet.

Les académies militaires du pays seront dissoutes, a-t-il déclaré.

Les organisateurs ont tenté d'avoir une intervention vidéo en direct du président Erdogan, mais les autorités ont refusé, craignant que cela n'exacerbe les tensions.

Kalin a relevé qu'il est inadmissible que les autorités essaient de créer des soupçons et d'empêcher une manifestation pour la démocratie et contre le coup d'Etat en prétextant un " risque de violence " bien qu'elles aient gardé le silence pendant les activités et manifestations de l'organisation terroriste et séparatiste dans le passé.

La Turquie a demandé cette semaine à l'Allemagne d'extrader les membres du réseau du prédicateur Fethullah Gülen, qu'elle accuse d'avoir ourdi la tentative de putsch.

Les médias ont aussi multiplié les témoignages de jeunes ayant grandi en Allemagne et qui ne se rendent en Turquie que pour les vacances d'été, mais qui soutiennent ouvertement Erdogan.

En Allemagne, l'inquiétude monte.

Ces tensions surviennent à un moment où les relations entre l'Allemagne et la Turquie sont déjà très détériorées.

Cavusoglu a pris la parole devant la presse pour défendre les purges dans l'armée turque, lesquelles, d'après lui, vont en faire une institution plus solide, plus saine, et plus efficiente dans la lutte contre l'EI. Plusieurs d'entre eux se sont plaint de harcèlements par les pro-Erdogan depuis que les purges ont commencé en Turquie. M. Gülen dément vigoureusement.

Il affirme que cette surveillance leur a permis de connaître les noms de 40.000 sympathisants du mouvement guléniste dont 600 militaires de haut rang.

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