Sept nageurs russes exclus des JO de Rio par la FINA

31 Juillet, 2016, 02:48 | Auteur: Ruben Ruiz

La délégation russe, qui est décimée à la suite de l'exclusion de dizaines d'athlètes liés au dopage généralisé qui a gangrené le pays, a quitté pour se rendre aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, jeudi.

Le soulagement dans le milieu sportif russe ne concerne pas cependant les membres de l'équipe russe d'athlétisme lesquels n'iront pas aux Jeux olympiques d'été de Rio, leur suspension décidée auparavant par l'IAAF ayant été confirmée par le CIO.

Les têtes tombent. Fédération après fédération.

"Le CIO n'hésitera pas à prendre les sanctions les plus sévères", avait tempêté son président Thomas Bach lundi, après publication du détonant rapport McLaren faisant état d'un système de dopage étatisé en Russie. Depuis la décision du CIO d'autoriser la délégation russe, avec charge aux fédérations internationales de faire le ménage sport par sport, 21 noms (dont certains grands) supplémentaires ont déjà été retranchés.

Après sa nomination, M. Smirnov a déclaré que la commission comptait collaborer étroitement avec le CIO, sa commission disciplinaire, l'AMA et toutes les parties intéressées pour combattre le dopage dans les sports. Le Comité olympique russe (ROC) a procédé à un premier écrémage lundi en retirant de sa liste quatre nageurs, un lutteur et deux haltérophiles coupables de précédentes infractions aux règles antidopage, un critère que le CIO avait fixé comme rédhibitoire.

Selon le président du Comité olympique russe Alexandre Joukov, le CIO a pris sa décision à l'unanimité.

Le ministre russe des Sports, Vitali Moutko, s'est dit reconnaissant de voir que le CIO n'avait pas prononcé l'exclusion de son pays des Jeux de Rio, et a souligné que le dopage était un problème mondial qui ne touchait pas que la Russie. L'Agence américaine antidopage (Usada) a en effet regretté dimanche que le CIO ait "refusé de jouer un rôle leader" en renonçant à exclure collectivement la Russie. Comme ailleurs dans le monde, cette décision controversée a suscité des réactions les plus diverses en République tchèque aussi. Un journaliste de ce tabloïd avait comparé l'athlète russe à une collaboratrice des nazis.

En interdisant à Yuliya Stepanova de s'aligner à Rio, sous prétexte de son passé d'athlète dopée, le CIO a aussi porté un grave coup à la politique des agences antidopage en direction des repentis.

Les fédérations les plus réactives (aviron, canoë, natation) ne sont certes pas allées aussi loin que l'athlétisme, qui avait suspendu l'ensemble de la Fédération russe en novembre, pour ne finalement repêcher qu'une seule athlète, Darya Klishina, sur les 68 inscrits.

"Le rapport McLaren a mis en évidence, au-delà du doute raisonnable, l'existence d'un système d'Etat de dopage en Russie qui entame sérieusement les principes d'un sport propre comme le garantit le Code andidopage mondial", a ajouté M. Reedie.

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