Rencontre entre Poutine et Erdogan le 9 août à Saint-Pétersbourg — Russie

29 Juillet, 2016, 06:05 | Auteur: Lynn Cook
  • Un char de l'armée turque le 16 juillet 2016 à IstanbulPlus

En outre, trois agences de presse, 23 stations de radio, 15 magazines et 29 maisons d'édition ont été fermés.

Les médias, dont certains ont joué un rôle clé dans l'échec du putsch, paient ainsi un lourd tribut. Cette décision a concerné 24 chaînes de télévision et radios.

M. Albayrak a révélé que le Conseil militaire suprême (YAS) avait l'intention de se réunir dans le courant de l'été pour expulser de l'armée tous les officiers soupçonnés d'être liés à Fethullah Gülen, le prédicateur vivant en exil aux Etats-Unis et accusé par Ankara d'être derrière le coup d'Etat, en dépit de ses démentis.

Dans un rare geste d'unité, Recep Tayyip Erdogan doit recevoir lundi après-midi des chefs de l'opposition au palais présidentiel pour s'entretenir avec eux et les remercier pour leur "attitude déterminée contre le putsch". La justice turque a émis des mandats d'arrêt visant 42 journalistes quelques heures après le placement en garde à vue de 40 militaires à Istanbul. Cent quarante-neuf généraux et amiraux ont par ailleurs été limogés de l'armée turque pour leur implication dans le coup d'Etat raté du 15 juillet. De plus, 1 099 officiers ont été exclus pour cause d'indignité. Le 25 juillet, le ministère russe des Transports a soumis au gouvernement des documents portant sur le rétablissement des vols charters vers la Turquie (qui ont été ensuite annulés pour des questions de sécurité après le coup d'Etat). Son ministre des affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a prévenu que les liens bilatéraux souffriraient si Fethullahl Gulen, ancien soutien d'Erdogan et intellectuel influent, n'était pas extradé depuis la Pennsylvanie.

Après le coup d'état avorté, la purge se poursuit en Turquie.

C'est ce qui aurait, selon lui, poussé les militaires pro-Gülen à déclencher le soulèvement.

"Nous sommes là aujourd'hui pour normaliser la situation et nos relations le plus vite possible et à un rythme accéléré", a déclaré M. Simsek, le plus haut responsable turc à se rendre à Moscou depuis le début de la crise en automne dernier entre la Russie et la Turquie, lors d'une rencontre avec son homologue russe, Arkadi Dvorkovitch.

Recommande: