Première naissance d'un bébé microcéphale en Europe — Zika

26 Juillet, 2016, 06:22 | Auteur: Jonathan Ford
  • Première naissance d'un bébé microcéphale en Europe — Zika

En Europe, aucun bébé n'était encore né atteint de microcéphalie en raison du virus Zika. Pour la responsable du département de la Santé de New York, Mary Bassett, ce cas constitue "un important rappel des conséquences tragiques du virus Zika". Le phénomène a été observé pour la première fois au Brésil.

Un autre cas de transmission potentielle de la mère au fœtus avait été détecté en Slovénie en février dernier. Après examen de l'enfant, les médecins américains ont observé que cette anomalie de croissance de la boîte crânienne s'accompagne chez le petit patient d'autres problèmes cérébraux.

Celle-ci accouche du fait que des "dizaines de milliers" de bébés risquent de naître avec des malformations du crâne et du cerveau ou d'autres affections.

Il s'agit, selon les mêmes sources, de la première naissance d'un enfant souffrant de cette malformation en Europe.

De fait, une étude parue ce lundi dans la revue Nature Microbiology suggère que 1,65 millions de femmes enceintes sont exposées au virus Zika, uniquement en Amérique Centrale et Amérique du Sud.

Cette prévision, comme d'autres, comporte cependant une "énorme" part d'incertitude, admet Alex Perkins de l'université de Notre-Dame, en Indiana, aux États-Unis, principal auteur de l'étude. Elle rentrait alors d'un voyage en Amérique latine, le continent le plus touché par le virus avec les Caraïbes.

Cette immunité, dite "immunité de troupeau", survient quand le nombre de personnes immunisées a dépassé une masse critique, conférant une protection indirecte au reste de la population.

Les auteurs ont aussi intégré dans leurs calculs les niveaux réels d'infection au Zika dans la population, mesurés à l'aide d'analyses de sang. Le risque de transmettre le virus lors d'un rapport sexuel et donc très élevé, et représente un réel danger pour des milliers de bébés à naître.

Des chercheurs britanniques ont prédit que l'épidémie actuelle s'éteindrait d'elle-même d'ici deux à trois ans en Amérique latine.

Recommande: