Soudan du Sud : deuxième jour consécutif de combats à Juba

13 Juillet, 2016, 00:36 | Auteur: Sandy Vega

De vendredi à lundi, Juba a été le théâtre d'affrontements entre forces loyalistes fidèles au président Salva Kiir, et les ex-rebelles répondant aux ordres du vice-président Riek Machar. "Réuni en urgence, le Conseil avait par ailleurs demandé aux " pays de la région " et à l'Union africaine de " discuter fermement avec les dirigeants sud-soudanais pour traiter cette crise ". La déclaration ne précise toutefois pas quels pays seraient sollicités ni les effectifs souhaités. Juba était une poudrière partagée entre rebelles et loyalistes qui s'est donc enflammée très vite malgré les appels au calme de l'ONU et de l'influent Conseil des Eglises du Soudan du Sud, dès dimanche.

Le Conseil "condamne de la manière la plus ferme l'escalade des combats à Juba " et souligne en particulier que s'attaquer aux civils et au personnel de l'ONU peut constituer un crime de guerre.

Les combats à Juba, ont fait au moins un mort dans les rangs des casques bleus, selon un responsable de l'ONU, et une douzaine de blessés.

L'heure est aux comptes au Soudan du Sud, et ils semblent lourds.

Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous avait auparavant indiqué que la Minuss avait été prise dans les échanges de tirs.

Deux Casques bleus chinois ont été aussi tués, a déclaré à Pékin le ministère chinois des Affaires étrangères. Des humanitaires ont confirmé la violence des combats à Juba, mais aussi dans d'autres régions du pays où la situation humanitaire est plus que catastrophique. "Nous ne pouvons pas être sûrs des chiffres", a-t-il noté.

Le Sud-Soudan s'est enfoncé dans une guerre civile en 2013 lorsque le président Salva Kiir a congédié son vice-président, Riek Machar.

La communauté internationale réclamait depuis plusieurs jours la fin des combats, qui ont coïncidé avec le cinquième anniversaire samedi de l'accession à l'indépendance du Soudan du Sud.

Après son indépendance en 2011, le Soudan du Sud a été déstabilisé par la rivalité entre deux hommes, le président Salva Kiir et son vice-président, Riek Machar.

Le département d'Etat américain a lui aussi annoncé être en train d'organiser le départ de son personnel.

Il faut que les parties au conflit qui se déroule au Soudan du Sud fassent tout leur possible pour protéger les civils, notamment les milliers de personnes déplacées qui ont trouvé refuge sur les bases de l'Organisation des Nations unies (ONU), a déclaré Amnesty International lundi 11 juillet alors que les combats menacent toujours des zones civiles à Djouba, la capitale. M. Ban a rappelé que les pays du Conseil avaient envisagé, dans le passé, un embargo sur les armes mais "n'avaient pas pu se mettre d'accord".

"Les événements de cette fin de semaine confirment que cette stratégie perdante a échoué", relève-t-il. Dimanche, des milliers d'habitants fuyaient la capitale, Juba.

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