Les dirigeants britanniques cherchent à rassurer — Brexit

13 Juillet, 2016, 02:16 | Auteur: Aubrey Nash

" Le Royaume-Uni ne sera pas le dernier État membre à quitter l'UE ", a de son côté prédit, devant ses collègues européens, l'eurodéputé europhobe britannique Nigel Farage.

Ils ont en revanche renvoyé la poursuite de leurs discussions sur l'avenir de l'UE à un prochain sommet à 27 mi-septembre à Bratislava, la capitale de la Slovaquie, qui prend vendredi la présidence tournante du bloc. "Il n'y a pas de gouvernement, l'opposition est en train d'imploser, c'est effrayant", a-t-elle ajouté, croisant les doigts pour que le Royaume-Uni reste finalement, malgré le référendum, dans le giron européen.

Lundi, Mme Merkel, le président français François Hollande et le président du Conseil italien Matteo Renzi ont annoncé vouloir proposer une "nouvelle impulsion" du projet européen notamment dans les domaines de "la défense, la croissance, l'emploi et la compétitivité".

Outre les retombées économiques, le Royaume-Uni doit gérer l'impatience de ses partenaires européens.

Les Britanniques "ont pris la décision qu'ils ont pris et ce matin, il semblerait qu'ils ne soient plus assis à table", a lancé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en arrivant à cette première réunion après-Brexit à 27 destinée à éviter une contagion ailleurs en Europe.

Une réforme des règles de libre circulation des personnes en Europe constitue la "clé" des relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, a affirmé le premier ministre britannique David Cameron à ses homologues européens ce soir à Bruxelles, a-t-on appris auprès de son entourage.

L'Allemagne, la France et l'Italie ont exclu toute négociation avec le Royaume Uni tant que Londres n'aura pas formalisé sa demande de sortie.

La campagne pour désigner le remplaçant de M. Cameron au 10, Downing Street, s'est engagée mercredi au sein du Parti conservateur.

La bataille a toutes les chances d'opposer l'ex-maire de Londres Boris Johnson, chef de file des partisans du Brexit, à l'actuelle ministre de l'Intérieur Theresa May, eurosceptique mais qui avait défendu le maintien du pays dans l'UE.

Quatre jours après le vote choc en faveur du Brexit, les responsables britanniques cherchaient lundi à gagner du temps face à la montée des déchirements internes, les leaders européens essayant de leur côté de trouver une stratégie commune sur les bouleversements en cours.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon s'est dite "complètement déterminée" à défendre, malgré le Brexit, la place de sa région dans l'UE.

Il n'y a, semble-t-il, pas de rancoeur chez les autres dirigeants.

L'Espagne et la France ont néanmoins quelque peu doucher les espoirs d'Edimbourg. Cette pétition reflète les profondes divisions du pays apparues à l'occasion du référendum sur l'UE: les jeunes pro-UE contre les personnes âgées pro-Brexit.

"Les traités (européens) sont contre". Il a assuré que le Royaume-Uni fait "partie de l'Europe" et que la coopération avec ses voisins du continent allait "s'intensifier".

Les dirigeants des 27 ont aussi fort à faire pour "éviter la dislocation", a constaté le président français.

L'Union, où l'extrême droite et les mouvements populistes ont le vent en poupe, est déjà fragilisée par une succession de crises, notamment migratoire, qui continue de les diviser comme jamais.

Depuis un an, la fracture est particulièrement profonde avec la plupart des pays de l'Est qui refusent de mettre en oeuvre les solutions collectives d'accueil de réfugiés décidées à Bruxelles.

Ce sera sans lui que les 27 se réunissent le lendemain.

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