Euro 2016. Les champions portugais à la une de la presse internationale

13 Juillet, 2016, 03:31 | Auteur: Lynn Cook
  • L'attaquant portugais au Stade de France le 10 juillet 2016

Tout un pays s'était mis à espérer un 3e couronnement continental après ceux de 1984 et de 2000 et n'imaginait pas pareille issue cruelle, trois jours après un exploit majuscule face aux champions du monde allemands (2-0).

Blessé au genou gauche dès la 8e minute, il a dû quitter les siens sur une civière, en pleurs.

Longtemps critiqué pour son parcours modeste durant ce championnat, le Portugal a réalisé l'essentiel et réussi à arracher la coupe de l'équipe de France en prolongations grâce à un but décisif d'Eder, le héros improbable qui a offert un moment de grand bonheur aux Portugais. Le succès portugais sur le sol français est une sorte de clin d'oeil du destin. "Mais je suis très heureux", a affirmé CR7, qui, à peine âgé de 19 ans, avait perdu sa première finale en 2004 face à la Grèce au stade de Luz à Lisbonne.

"C'est un trophée pour tous les Portugais, tous les immigrés, tous les gens qui ont cru en nous", avait savouré CR7 après le match.

Ce but a permis à Ronaldo de soulever le trophée lors de la cérémonie finale et déclenché des scènes de liesse à travers tout le Portugal.

"Cette victoire c'est une bouffée d'air pour le pays", se réjouit Luis Cascalheiro, 56 ans, les traits tirés, arrivé à son bureau avec du retard, comme des milliers de Portugais.

Sané, Yambéré et Poko sur le départ — Bordeaux
Ce dernier devrait l'informer que les Girondins ne comptent plus sur lui et qu'il devrait trouver un nouveau club. Top Mercato indique que le Panthère du Gabon a rendez-vous mardi avec le président du club, Jean-Louis Triaud.


Dans la fan zone de Lisbonne, la foule en délire, estimée à plus de 50 000 personnes, a laissé exploser sa joie pendant qu'un feu d'artifice retentissait au-dessus de l'écran géant.

Loin, très loin de cette joie, la France s'est réveillée amère lundi. Certains joueurs auront sans doute la gorge serrée. L'ancien joueur de Marseille, exilé au Mexique dans le club des Tigres de Monterrey, a eu une occasion en or, mais sa balle a trouvé un poteau sortant dans les arrêts de jeu du temps réglementaire.

Meurtrie par les attentats de 2015, plombée par la crise économique et un climat social toujours lourd, la France souhaitait ardemment vivre une parenthèse enchantée grâce à une victoire.

Mais les Bleus n'ont pas à rougir.

Les joueurs de la génération Paul Pogba ont rempli une autre mission cruciale en réconciliant une nation avec sa sélection.

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