Ces nouvelles hostilités qui risquent d'enfoncer ce pays appauvri — Soudan du Sud

13 Juillet, 2016, 02:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Des soldats de l'Armée populaire de libération du Soudan le 14 avril 2016 à Juba  cds  AFP  Archives

"Je déclare aujourd'hui que les forces sous mes ordres ne combattent pas les forces gouvernementales: elles ne vont pas affronter le gouvernement, pour que le peuple du Soudan du Sud puissent avoir la paix". "Nous avons déjà eu ce cas de figure par le passé: nous pensions que tout irait bien, mais ce n'était pas le cas".

Les armes sont restées muettes ce mardi à Juba.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a vivement dénoncé lundi la reprise des combats ces derniers jours dans la capitale du Soudan du Sud, Juba, appelant le Conseil de sécurité de l'ONU à imposer un embargo immédiat sur les armes dans le pays et à prendre des sanctions ciblées supplémentaires contre les responsables. L'aéroport de Juba a repris timidement ses activités, un correspondant de l'AFP ayant vu un avion en décoller dans la matinée.

Les différentes parties qui s'affrontent depuis environ quatre jours, ont accepté de stopper les combats comme le leur a demandé le président Salva Kiir et son vice-président Riek Machar. 36 mille personnes ont fui Juba depuis vendredi dernier et au moins 300 personnes ont été tuées. La plupart des personnes touchées sont des femmes et des enfants.

Le Soudan du Sud, indépendant depuis tout juste cinq ans, est déchiré depuis décembre 2013 par une guerre civile.

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L'image de l'inconnue est rapidement devenue virale sur internet . (...) Elle n'a rien dit et ne bougeait pas. Peu après, elle a été emmenée au commissariat.


"Il y a des rumeurs de combats ailleurs dans le pays, mais rien n'indique à ce stade qu'ils sont liés à ceux de Juba", a-t-il ajouté, en référence aux conflits, dont certains remontent à avant l'indépendance, entre milices qui ne s'estiment liées à aucun des deux camps se partageant le pouvoir à Juba. Kiir et Machar étaient réunis pour une conférence de presse.

" Les derniers combats depuis vendredi ont déplacé 36 000 personnes " dans et autour de Juba, a expliqué Vanessa Huguenin, une porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). Elle a toutefois précisé que ce chiffre risquait d'évoluer en raison de la volatilité de la situation.

Le Secrétaire général a tout particulièrement condamné les meurtres de deux soldats de la paix chinois de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), dont les camps et sites de protection des civils à Juba ont été pris pour cible lors de la reprise des combats dans la capitale, les 7, 8 et 10 juillet, entre soldats de l'Armée populaire de libération du Soudan (APLS) et de l'APLS dans l'opposition.

Malgré l'appel au calme lancé par le Conseil de sécurité de l'ONU, de violents combats se poursuivaient ce lundi à Juba.

Kampala, dont les troupes envoyées en soutien de Salva Kiir ont quitté le pays fin 2015, a annoncé mardi l'envoi d'un contingent près de Juba pour évacuer ses ressortissants, le porte-parole du ministère de la Défense Paddy Ankunda assurant qu'il ne s'agissait pas d'un nouveau déploiement.

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