Au moins 36.000 déplacés par les combats — Soudan du Sud

13 Juillet, 2016, 00:34 | Auteur: Sandy Vega
  • Au moins 36.000 déplacés par les combats — Soudan du Sud

Les combats de dimanche font craindre une reprise des combats à grande échelle dans ce pays déchiré depuis décembre 2013 par un conflit dévastateur, qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et près de trois millions de déplacés. Dimanche, l'ONU a fait état de tirs de mortier, de lance-grenades et d'" armes d'assaut lourdes " à Juba. Parmi eux, le correspondant de l'AFP a décrit une " situation terrifiante ".

L'ONU et les ONG sont très inquiètes à propos de la situation humanitaire à Juba. Aucun bilan n'était disponible. De violents combats, accompagnés de fortes explosions, ont opposé lundi matin dans la capitale sud-soudanaise Juba les forces loyales au président Salva Kiir aux ex-rebelles du vice-président Riek Machar, ont rapporté plusieurs témoins et sources diplomatiques dont l'ambassade des Etats-Unis à Juba.

Après son indépendance en 2011, le Soudan du Sud a été déstabilisé par la rivalité entre deux hommes, le président Salva Kiir et son vice-président, Riek Machar. Des combats entre les deux camps ont à nouveau été signalés depuis vendredi 8 juillet.

Un journaliste de Reuters a aperçu deux hélicoptères de combat tirant en direction de ce qui semble être le quartier général politique et militaire de Riek Machar.

Une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Igad était en cours lundi après-midi à Nairobi pour discuter de cette flambée de violence, dont les causes précises étaient encore inconnues lundi.

Tous les commandants de l'armée gouvernementale (SPLA) se voient donner "l'ordre de cesser tout combat et d'obéir à ce décret, de contrôler leurs forces et de protéger la population civile et ses biens", selon les termes du décret. De retour en avril 2016, il a été réinstallé par son rival, Salva Kiir, à la vice-présidente pour construire la paix. "Nos forces ont été attaquées sur la base de Jebel ", avait accusé James Gatdet Dak, affirmant que l'assaut avait été repoussé et que des hélicoptères de combat et des tanks avaient été utilisés pour bombarder la base. Il demande de mettre fin aux combats qui menacent le processus de paix engagé l'an dernier.

Presque au même moment, le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki-moon a réclamé "un embargo immédiat sur les armes" destinées au Soudan du Sud et de nouvelles "sanctions ciblées" contre les fauteurs de trouble. A New York, Les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont entamé dimanche soir des consultations à huis clos. Des habitants se sont réfugiés dans un camp de l'ONU, à proximité duquel les combats ont éclaté, et qui abrite déjà 28 000 déplacés.

"Il est impératif que les civils soient autorisés à se déplacer librement pour se réfugier et que le personnel humanitaire soit protégé pour avoir un accès immédiat, sûr et sans entrave aux personnes" qui ont besoin d'aide, a indiqué le bureau de l'ONU.

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