Le FBI a donné les conclusions de son enquête — Emails d'Hillary Clinton

12 Juillet, 2016, 21:44 | Auteur: Lynn Cook

L'enquête montre également qu'Hillary Clinton a agit à l'insu de son plein gré.

La justice américaine ne poursuivra pas la candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton pour avoir utilisé des serveurs et une messagerie d'emails privés quand elle dirigeait le département d'Etat, a annoncé mercredi la ministre Loretta Lynch.

"Bien que nous n'ayons trouvé aucune preuve claire que la secrétaire d'Etat Hillary Clinton ou ses collègues aient intentionnellement voulu violer la loi ayant trait aux informations classés secret-défense, il semble évident qu'ils ont été extrêmement négligents dans leur façon de traiter des informations d'une haute importance".

Sur trente mille courriels examinés, le FBI conclut qu'à l'époque où ils étaient été envoyés, 110 courriels détectés au sein de 52 chaînes contenaient des informations classifiées, huit chaînes contenaient des informations classées top secret et 36 des informations secrètes.

Barack Obama n'est plus dans l'ellipse, il est en campagne et prend parti, demandant à un public conquis de ne pas voter pour Donald Trump.

Les républicains et nombre d'Américains croient qu'Hillary Clinton a profité des contacts qu'elle et son mari avaient établis alors qu'ils étaient à la Maison-Blanche.

"Mon beau-père est une personne incroyablement aimante et tolérante, qui a accueilli à bras ouverts ma famille et notre judaïsme depuis que j'ai commencé à fréquenter ma femme", écrit-il, en décrivant un homme "instinctivement pro-juif et pro-Israël", qu'il a vu accueillir "des gens de toutes les origines raciales et religieuses, dans ses entreprises et dans sa vie privée". En Caroline du Nord, où M. Obama et Mme Clinton font campagne, le président américain reste populaire et pourrait notamment rassembler l'électorat noir dans ce " swing state", l'un de ces États cruciaux car ils peuvent basculer côté républicain ou démocrate.

Manches de chemise retroussées, debout au pupitre devant la candidate assise en retrait, tout sourire, M. Obama a aussi décoché quelques piques à Trump, tout en évitant, comme toujours, de mentionner son nom.

"Si vous votez pour l'autre équipe, cela ne peut être à cause de l'économie", a-t-il poursuivi. Même les républicains ne comprennent pas ce que le gars veut vraiment, ils ne comprennent pas!

Etre président des Etats-Unis, "ce n'est pas la télé-réalité, c'est la réalité", a-t-il encore lancé.

Mais la direction de campagne de la candidate démocrate a au contraire estimé dans un communiqué que l'audition de M. Comey avait "permis de tordre le cou aux théories conspirationnistes une bonne fois pour toutes".

Jusqu'en novembre, date du scrutin, les deux anciens concurrents démocrates de 2008 vont participer ensemble à une série d'événements qui doivent galvaniser les électeurs en faveur de l'ancienne Première dame et ancienne secrétaire d'Etat.

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