Deuxième jour consécutif de combats à Juba — Soudan du Sud

12 Juillet, 2016, 07:43 | Auteur: Lynn Cook
  • VIOLENCES AU SOUDAN DU SUD LES LEADERS APPELLENT AU CLAMEVIOLENCES AU SOUDAN DU SUD LES LEADERS APPELLENT AU CLAME

Il a renouvelé son appel pressant aux dirigeants sud-soudanais rivaux, le président Salva Kiir et l'ex-chef des rebelles Riek Machar, à faire le maximum immédiatement pour faire cesser les hostilités. "J'informe toutes les troupes qui se sont battues et se sont défendues qu'elles doivent respecter ce cessez-le-feu et rester où elles se trouvent en ce moment", a-t-il déclaré dans un entretien avec la radio Eye Radio Juba, précisant que ce cessez-le-feu entre en vigueur à partir de 20 heures locales (19 heures françaises) lundi. Les forces loyalistes et les anciens rebelles continuent de s'affronter malgré la réprobation de la communauté internationale, impuissante.

Des combats d'une lourde intensité ont éclaté dans la matinée vers l'aéroport (nord-est) et le quartier de Tomping (centre), a indiqué à l'AFP une source diplomatique occidentale, alors que l'ambassade des Etats-Unis à Juba a fait état de " combats sérieux entre le gouvernement et les forces d'opposition ".

Les affrontements ont été provoqués par une altercation meurtrière jeudi soir à un des nombreux barrages de la ville.

Au moins un casque bleu chinois a perdu la vie dans l'attaque d'un véhicule blindé.

Ces nouvelles violences, qui coïncident avec le 5e anniversaire de l'accession à l'indépendance du Soudan du Sud, font craindre une reprise des combats à grande échelle dans tout le pays, déchiré depuis décembre 2013 par une guerre civile dévastatrice qui a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts et près de trois millions de déplacés.

Devant la continuité des violents combats à Juba, il a aussi exhorté le Conseil à renforcer la mission de l'ONU au Soudan du sud en la dotant en particulier d'hélicoptères de combat.

Dans un communiqué, ils ont également "recommandé que les responsables de l'actuelle vague de violences répondent de leurs actes".

Dans la nuit de dimanche à lundi, des pluies orageuses ont rendu encore plus précaire la situation des milliers de civils qui ont dû fuir les quartiers les plus touchés par les affrontements. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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