Le bilan provisoire s'aggrave — Attentat d'Istanbul

11 Juillet, 2016, 04:24 | Auteur: Lynn Cook
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D'après le quotidien turc Sabah, proche du gouvernement, ils avaient prévu de prendre en otages des dizaines de passagers.

La police turque a procédé jeudi à 13 arrestations dont celles de trois étrangers, après le triple attentat-suicide dans lequel ont été tuées 42 personnes à l'aéroport international Atatürk d'Istanbul, a rapporté l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rapidement exhorté la communauté internationale à une "lutte commune" contre le terrorisme. "Leur place est en enfer".

Des images captées par des caméras de surveillance et diffusées à la télévision et en ligne montrent clairement que les passagers commencent à courir quelques secondes avant deux explosions différentes. "L'un d'entre eux s'est fait exploser à l'extérieur" et "les deux autres ont profité de la panique, sont entrés dans l'aéroport et se sont fait exploser", a-t-il dit.

"Les manteaux qu'ils portaient pour cacher leurs charges explosives, malgré la chaleur, ont attiré l'attention de civils et d'un officier de police", souligne le journal.

Le ministère des Affaires étrangères allemand met en garde ses citoyens sur internet après le terrible attentat qui a frappé l'aéroport d'Istanbul.

C'est le neuvième attentat qui touche la Turquie depuis janvier 2016. Les forces de police ont effectué une descente simultanée dans 16 adresses de la ville, a indiqué l'agence, sans préciser la nationalité des étrangers.

Selon le quotidien Yeni afak, l'organisateur de l'attentat s'appelle Akhmed Tchataïev. Le directeur de la CIA a également averti que l'EI était certainement en train de préparer des attaques contre des intérêts américains. Ils sont soupçonnés de collaborer aux activités d'une ou plusieurs cellules de l'EI en Syrie.

Selon Hürriyet, les trois assaillants avaient loué un appartement dans le quartier de Fatih, densément peuplé de Syriens, Palestiniens, Libanais et Jordaniens, payant une avance de 24.000 livres turques (7.500 euros) pour un an. Une voisine du dessus, qui ne les a jamais vus, raconte à la presse s'être plainte auprès des autorités d'odeurs chimiques se dégageant de l'appartement après minuit.

"Je suis allée voir le mukhtar (responsable du quartier) et il m'a renvoyée vers la municipalité".

La Turquie n'est pas à sa première expérience avec ce genre d'attaque, l'an dernier, elle avait subi, une série d'attentats meurtriers attribués aux rebelles Kurde et au groupe Etat islamique.

L'attentat n'a toujours pas été revendiqué. Une hypothèse qui colle avec les déclarations d'un responsable turc ayant affirmé que les trois hommes étaient respectivement russe, ouzbek et kirghiz. Les djihadistes "mènent ces attaques" pour "envoyer un signal à notre partenaire turc", mais ne veulent pas non plus "potentiellement s'aliéner certains des individus en Turquie dont ils pourraient essayer d'obtenir le soutien", a déclaré M. Brennan.

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