Pour Angela Merkel, "l'UE est assez forte pour aller de l'avant" — Brexit

10 Juillet, 2016, 20:58 | Auteur: Lynn Cook
  • Un homme traverse le pont de Waterloo à Londres

L'inquiétude sur les conséquences du divorce à venir est manifeste chez les Européens, forcés de "tirer les leçons" du Brexit avec le souci d'éviter une contagion à d'autres Etats membres. Selon l'article 50 du traité de Lisbonne signé en 2007, qui n'a jamais été utilisé jusqu'ici, pour engager son retrait, le Royaume-Uni doit notifier au Conseil européen, composé des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres, son intention de quitter l'Union et négocier ensuite, pendant deux ans maximum, un "accord de retrait". "C'est pourquoi nous avons engagé une réflexion à 27 Etats et nous nous rencontrerons le 16 septembre à Bratislava pour poursuivre nos discussions", a ajouté M. Tusk.

Cameron: une réforme de la libre circulation des personnes clé de la future relation avec l'UE Bruxelles - Une réforme des règles de libre circulation des personnes en Europe constitue la clé des relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, a affirmé le premier ministre britannique David Cameron à ses homologues européens mardi soir à Bruxelles, a-t-on appris auprès de son entourage. Elle sera reçue par M. Juncker à 17H00 (15H00 GMT), un entretien programmé in extremis mercredi matin.

"Déterminée" à défendre la place de l'Ecosse dans l'Union européenne malgré le Brexit, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon se rend le 29 juin à Bruxelles pour plaider sa cause auprès de l'exécutif et du Parlement européens, avec l'indépendance en ligne de mire. Mais "nous n'avons pas des mois pour méditer", a lancé de son côté Jean-Claude Juncker.

Justement chez les Tories, les candidatures à la succession de M. Cameron se précisent. A Bruxelles, le dirigeant britannique a rejoint un sommet européen sous haute tension.

Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre David Cameron, a assuré que ce référendum "était la chose à faire", même s'il s'est dit "triste" de ne pas avoir su convaincre ses concitoyens.

Avant d'entrer dans ce débat sur les futures relations UE-Londres, David Cameron devait donner des " explications " à ses partenaires sur son humiliant échec, lors du dîner de mardi à Bruxelles. "Ce que je ne comprends pas, c'est que ceux qui voulaient partir soient totalement incapables de nous dire clairement ce qu'ils veulent", a ainsi accusé Jean-Claude Juncker.

Quatre jours après le vote choc en faveur du Brexit, les responsables britanniques cherchaient lundi à gagner du temps face à la montée des déchirements internes, les leaders européens essayant de leur côté de trouver une stratégie commune sur les bouleversements en cours.

Pour Angela Merkel, "l'UE est assez forte pour surmonter le départ de la Grande-Bretagne et continuer à aller de l'avant, même à 27 ".

La France, l'Allemagne et l'Italie - pays fondateurs de la Communauté européenne et les plus peuplés - sont convenus lundi de la nécessité de relancer l'UE dans les domaines de la sécurité, de la croissance, ainsi que l'harmonisation fiscale et sociale dans la zone euro.

Boris Johnson a recruté Sir Lynton Crosby, un consultant politique australien reconnu qui fut notamment directeur des campagnes victorieuses du Parti conservateur en 2010 et 2015, rapporte The Sun.

Son discours était très attendu. De surcroît, Mme Merkel veut éviter de froisser les pays de l'Est aux aspirations diamétralement opposées.

Mais malgré les appels à l'unité, le Premier ministre belge Charles Michel a carrément plaidé pour une "Europe à plusieurs vitesses". "Pas de notification, pas de négociation", a-t-il martelé. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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