Le FBI recommande de ne pas poursuivre Hillary Clinton sur ses emails

10 Juillet, 2016, 00:32 | Auteur: Sandy Vega

Leur portée pourrait dépasser, estiment des experts, le 8 novembre, quand bien même Mme Clinton remporterait alors la présidentielle. Pas de quoi justifier une poursuite judiciaire?

Cette annonce intervient après l'audition de l'intéressée par le FBI.

Malgré tout, il a précisé qu'après avoir examiné des circonstances similaires, l'agence croyait qu' "aucun procureur raisonnable ne se lancerait dans un tel dossier ".

S'exprimant lors d'une conférence de presse mardi à Washington, M. Comey a déclaré que les investigateurs fédéraux avaient découvert que 110 messages électroniques dans 52 chaînes de messages contenaient des informations classifiées au moment de leur envoi ou de leur réception, et que huit de ces 52 chaînes "contenaient des informations top-secrètes" lors de leur envoi.

Engagée en pleine course à la Maison Blanche, où elle affronte le sulfureux milliardaire Donald Trump, Hillary Clinton voit revenir l'affaire dite des "emails " sur le devant de la scène après la remise du dossier de l'enquête à la justice américaine.

Le serveur courriel personnel de Mme Clinton, sur lequel elle s'est appuyée exclusivement pour gérer ses dossiers gouvernementaux et personnels, a été un poids sur ses épaules depuis que l'Associated Press en a révélé l'existence en mars 2015. " La rencontre entre Bill (et la ministre américaine de la Justice Loretta Lynch) a probablement été amorcée et voulue par Hillary!". Elle a notamment été questionnée pendant plus de trois heures par la police fédérale (FBI) dans le cadre de l'enquête sur son utilisation d'une messagerie et d'un serveur privés lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine. Or le FBI a découvert que Mme Clinton n'avait pas restitué plusieurs milliers d'emails liés à son travail. Donald Trump, direz-vous? Et si c'était plutôt James Comey, le patron du FBI, dont l'implacable réquisitoire dans l'affaire des courriels de la candidate risque de peser lourd?

Le gendre de Donald Trump, petit fils de survivants de la Shoah, a défendu mercredi son beau-père et candidat à la Maison Blanche face aux accusations d'antisémitisme.

Vendredi, Mme Lynch avait déclaré qu'elle accepterait toutes les conclusions et recommandations qui lui seraient présentées.

Même si le soutien du président centriste pour une candidate centriste ne faisait aucun doute tellement leurs points de vue sont proches ainsi que leurs projets politiques, celui-ci est total pour celle qui, après avoir été une adversaire lors de la primaire de 2008 puis sa secrétaire d'Etat de 2009 à 2012, est devenue une amie, selon les mots même de Clinton, et son héritière politique.

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