5 policiers abattus, le tireur voulait "tuer des blancs" — Etats-Unis

10 Juillet, 2016, 16:49 | Auteur: Lynn Cook
  • Des agents du FBI examinent la scène du crime le 9 juillet 2016 à Dallas           Laura Buckman- AFP

Il a été tué par la police tôt vendredi après plusieurs heures de vaines négociations, alors qu'il était retranché dans un garage sur le parcours de la manifestation.

"Ils voulaient blesser et tuer autant de policiers qu'ils pouvaient", a peu après déclaré le chef de la police de Dallas David Brown. Mais la police a découvert à son domicile un véritable arsenal: du matériel servant à fabriquer des bombes, des gilets pare-balles, des fusils, des munitions et un journal personnel de tactiques de combat.

Au moins sept autres agents et un civil ont par ailleurs été blessés. Ce bilan est le pire enregistré par les forces de l'ordre aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001.

La fusillade s'est produite à quelques coins de rue de la place Dealey, où le président John F. Kennedy a été assassiné en 1963.

"C'est lui, là, à côté de la colonne blanche, regardez, il tire vers la gauche, tire vers la droite, tire de l'autre côté, on voit qu'il vise quelqu'un", commente un témoin, Ismael DeJesus, qui filmait depuis un hôtel proche.

L'auteur présumé, Micah Xavier Johnson, un jeune Afro-Américain de 25 ans, savait manifestement utiliser une arme à feu, ayant été réserviste à l'armée et envoyé en Afghanistan de novembre 2013 à juillet 2014. Il vivait en banlieue de Dallas.

S'exprimant à Varsovie, le président Barack Obama a dénoncé "des attaques haineuses, calculées et méprisables", pour lesquelles il n'existe "pas de justification".

Il a aussi semblé évoquer une initiative contre l'accès aux armes de guerre en vente libre: "Lorsque les gens sont porteurs d'armes puissantes, malheureusement, cela rend ce genre d'attaques encore plus meurtrières et plus tragiques".

"Je pleure pour les policiers tués en accomplissant leur devoir sacré de protéger des manifestants pacifiques", a écrit Mme Clinton.

"Notre communauté peut-elle, sincèrement et profondément, comprendre la souffrance que la discrimination raciale et le plus grand péché de l'Amérique, l'esclavage, ont créée à travers l'histoire?", a déclaré Mike Rawlings.

Des équipes du SWAT, la force d'intervention d'élite de la police, ont été déployées en nombre après que les coups de feu ont éclaté vers 02H00 GMT, selon des chaînes de télévision locales.

Le massacre s'est produit pendant une manifestation dénonçant les brutalités policières contre les Noirs, faisant basculer le centre de Dallas dans le chaos jeudi soir.

Des témoins ont relaté des scènes de panique, des tirs nourris, des habitants s'enfuyant dans toutes les directions.

La spirale des meurtres des noirs par des policiers blancs a pris une toute autre tournure dans la soirée d'hier à Dallas. "C'était le chaos total".

0 h 50 - Le chef de la police de Dallas annonce que trois suspects sont en état d'arrestation à la suite de la fusillade, pendant qu'un quatrième suspect échange des coups de feu avec les forces de l'ordre dans un stationnement du centre-ville. A Manhattan, plusieurs milliers de personnes se dirigent vers Times Square en scandant "Assez" et "Black Lives Matter", ("Les vies des Noirs comptent").

"Black Lives Matter combat pour la dignité, la justice et la liberté".

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