150 soldats tués dans les affrontements à Juba — Soudan du Sud

10 Juillet, 2016, 00:20 | Auteur: Sandy Vega
  • Un membre de la SPLA-IO le 25 avril 2016 à Juba

Soudan du Sud: cinq soldats tués dans un accrochage à Juba Juba - Cinq soldats de l'armée loyale au président Salva Kiir ont été tués jeudi soir dans un accrochage à Juba impliquant des troupes de l'ex-rébellion cantonnées dans la capitale sud-soudanaise en vertu d'un fragile accord de paix, ont indiqué vendredi des porte-parole des deux camps.

Dans le cadre d'un accord de paix signé en août 2015 entre les deux principaux protagonistes du conflit Salva Kiir et Riek Machar, ce dernier est revenu en avril à Juba où il a été réinstallé vice-président et a formé avec Kiir un gouvernement d'union nationale.

Des tirs d'armes automatiques ont été entendus vendredi aux abords du palais présidentiel dans la capitale du Soudan du Sud.

Cet incident ravive les craintes d'un échec du fragile processus de paix en cours au Soudan du Sud, qui s'apprête à marquer samedi, sans festivités, le cinquième anniversaire de son indépendance. Mais la moitié des cinq années d'existence du plus jeune Etat du monde ont été endeuillée par un violent conflit interne alimenté par la rivalité entre MM.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont mortes, près de trois millions ont fui leur domicile et près de cinq millions ne survivent que grâce à des rations alimentaires.

William Gatjiath, porte-parole de l'Armée populaire de libération du Soudan/opposition (APLS-IO) que dirige M. Machar, a affirmé que l'essentiel des victimes étaient des soldats des forces gouvernementales, ajoutant que la morgue de l'hôpital de Juba était pleine. Ils se sont contentés de qualifier ces incidents de "malheureux".

Le premier vice-président Riek Machar le président Salva Kiir et le vice-président James Wani Igga le 8 juillet 2016 à Juba
Le premier vice-président Riek Machar le président Salva Kiir et le vice-président James Wani Igga le 8 juillet 2016 à Juba

Jeudi, "à 19H55 environ (16H55 GMT), un véhicule transportant des gardes du corps du premier vice-président (Riek Machar) a ouvert le feu sur des forces de sécurité qui procédaient à des contrôles de routine sur des véhicules", avait accusé vendredi dans un communiqué le porte-parole de l'armée gouvernementale, la SPLA.

Les coups de feu ont continué pendant une trentaine de minutes, avant que le calme revienne près du palais.

Les deux hommes ont dit ignorer la cause de cette reprise des violences et ont lancé un appel au calme. Kiir et Machar à leurs forces respectives.

Mais sur le terrain, les combats se poursuivent et la défiance entre les dirigeants des deux camps fait craindre à nombre d'observateurs internationaux un échec du processus de paix et une nouvelle plongée du pays dans un conflit à grande échelle.

"Peter Mawa, un enseignant de 40 ans, a avoué entretenir " des sentiments mitigés " sur la situation du pays". "Les Soudanais du Sud ne doivent pas perdre espoir parce que tout ira bien pour le Soudan du Sud un jour", a-t-il dit à l'Agence France-Presse. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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