Les premiers résultats du référendum plus pro-Brexit qu'attendus — Royaume-Uni

24 Juin, 2016, 12:59 | Auteur: Sue Barrett
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Sans surprise, à Gibraltar en tout cas, les habitants se sont prononcés pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne à plus 95%, a annoncé le responsable du dépouillement dans ce territoire qui a été le premier à communiquer des résultats.

Les Britanniques votent jeudi sur le Brexit, le référendum qui peut complètement changer le Royaume-Uni.

Les résultats ont dévoilé un pays très divisé sur la question du Brexit.

Boris Johnson, l'ancien maire de Londres, également conservateur mais porte-parole des eurosceptiques, est pressenti pour lui succéder.

06h22: Le leader des indépendantistes du Ukip, Nigel Farage revendique la victoire Le dirigeant du parti indépendantiste britannique Nigel Farage a revendiqué la victoire du camp du "Leave" au référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE vendredi vers 05h00.

La livre sterling, en baisse de 7,5% face au dollar et de près de 6% face à l'euro, subit une chute sans précédent dans son histoire et les Bourses européennes ont ouvert en forte baisse: quelques minutes après le début des échanges, Londres cédait 5,4%, Paris 8,9% et Francfort 7,2%.

Un sondage, réalisé Ipsos Mori pour le quotidien The Evening Standard juste avant le vote, pouvait donner un peu d'espoir aux partisans du "In": 52% des personnes interrogées se disaient pour le maintien du pays dans l'Union, contre 48% qui se disaient contre.

Le Premier ministre britannique David Cameron annonce son intention de démissionner et souhaite un nouveau Premier ministre en octobre.

Alors que les sondages et les premiers résultats donnaient le "Remain" (maintien) gagnant après la clôture du scrutin, l'annonce dans la nuit par les télévisions britanniques d'un retournement de tendance confirmé au fil des heures a déclenché sur les marchés financiers un mouvement de panique qui rappelle la crise financière de 2008.

En Irlande du Nord, le Sein Fein, favorable au maintien dans l'UE, a pour sa part appelé à un référendum sur une Irlande unifiée. Pour la première ministre d'Écosse Nicola Sturgeon, ce résultat démontre "qu'il est clair que les Écossais voient leur futur au sein de l'UE".

Alors que les mouvements populistes prospèrent à travers l'Europe, avec comme dénominateur commun la critique de Bruxelles, elle pourrait entraîner une réaction en chaîne.

La présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a déjà demandé l'organisation d'un référendum en France.

M. Steinmeier a regretté vendredi matin le vote des Britanniques favorable au Brexit, estimant que c'était "un jour triste pour l'Europe et la Grande-Bretagne", sur son compte Twitter. Le Royaume-Uni a maintenant deux ans pour organiser sa sortie. Le président français François Hollande avait promis que des initiatives seraient prises "quoi qu'il se passe" pour faire "évoluer la construction européenne".

Les résultats du référendum sur le Brexit ne seront connus que vendredi matin, pas avant l'aube. En attendant la conclusion, le Royaume-uni restera lié par les accords existants.

Selon le Fonds monétaire international, le pays pourrait même connaître une période de récession. Emmanuel Macron, ministre de l'économie, a déclaré qu'en cas de Brexit, la France ne retiendra plus les migrants à Calais mais Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, est rapidement intervenu pour calmer la fougue du jeune ministre.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait toutefois prévenu qu'il ne leur rendrait pas la chose facile, pour ne pas encourager d'autres à suivre sa voie. "Le Royaume-Uni devra accepter d'être considéré comme un Etat tiers, que l'on ne caressera pas dans le sens du poil", a-t-il mis en garde.

Cette campagne aura été marquée, jeudi 16 juin 2016, par le meurtre de la députée travailliste pro-UE Jo Cox.

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